Philippe Falardeau impliqué au cinéma Beaubien
C’est par son rôle au conseil d’administration du cinéma Beaubien que Philippe Falardeau garde contact avec l’arrondissement. Pour lui, son implication avec le « dernier cinéma de quartier de Montréal » va de soit.
« Ce fut mon quartier d’adoption quand je suis arrivé à Montréal après la course Destination Monde. Au début, je me suis impliqué pour sa survie, aujourd’hui, alors qu’il est une des salles les plus performantes au Québec, je m’implique pour d’autres raisons.
« À chaque fois que j’y vais, poursuit-il, je vois ces gens du quartier qui s’y rendent, à pied. C’est quelque chose de formidable d’aller au cinéma en marchant, c’est rare de pouvoir faire ça et il faut préserver un tel endroit. Je m’implique aussi à cause de sa programmation unique, qui résiste aux films américains, contrairement au gros cinéplex. On y présente plutôt des films en français et des films étrangers sous-titrés en français. Finalement, je m’implique parce que je fais moi-même des films, tout simplement. Pour tout ça, je veux rester impliqué dans le quartier et dans ce cinéma… Même si j’ai manqué de nombreuses séances du conseil dans les dernières années, alors que j’étais pris un peu partout à cause de mon film! »
À un point tel, laisse-t-il savoir, qu’il a remis, à plusieurs reprises, sa démission du conseil d’administration du cinéma Beaubien. « Je voulais laisser ma place à quelqu’un qui serait plus présent et plus utile. Mais Mario (Fortin, directeur général du cinéma) a à chaque fois refusé ma démission ».
Ce dernier « défend » sa décision de garder Philippe Falardeau au sein de l’équipe du cinéma Beaubien : « Dans son cas, comme dans le cas de la comédienne Catherine Trudeau, également sur notre conseil d’administration, il est intéressant d’avoir des personnes qui sont habituées devant les médias, qui ne paniquent pas comme moi, actuellement, devant un micro! Plus sérieusement, leur présence aide à structurer les messages que l’on veut passer. Et il faut savoir qu’ils sont aussi impliqués que les cinq autres membres du c.a. Si on peut utiliser leurs services de porte-parole de temps en temps, c’est tant mieux pour le cinéma », dit Mario Fortin.