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Dorcelus, à un pas du record canadien d’athlétisme

Stevens Dorcelus a réussi une excellente performance dans le cadre du Championnat canadien junior d’athlétisme. Le membre du club d’athlétisme Vainqueurs + est monté sur la plus haute marche du podium en plus de battre sa marque personnelle de 10 cm au saut en longueur.

« C’était fou. J’étais sur le banc et je regardais tous les gens qui participaient à cette épreuve. Ce sont de bons athlètes et le fait que je les ai battu est encore plus fou. J’ai dominé une épreuve junior (17 à 19 ans) quand je ne suis qu’un juvénile (16 ans) », indique-t-il.

Avant ce rendez-vous, l’adolescent avait réussi une distance de 7 m 12. Lors de la compétition, il a remporté l’or avec un résultat de 7 m 22.

Stevens a été bien près de ne pas pouvoir participer au Championnat canadien junior. « Je n’avais pas les fonds nécessaire pour y participer. Je vis seulement avec ma mère et mes frères et sœurs, alors c’est dur d’amasser de l’argent. Le maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve m’a beaucoup aidé, car il a offert un montant à mon club d’athlétisme. Sans cela, je n’aurais pas remporté l’or », explique-t-il.

Près du rêve

L’athlète n’est qu’à quelques centimètres de son objectif ultime de la période estivale, les records québécois et canadiens. Chez les juvéniles, le record québécois extérieur est de 7 m 27 et de 7 m 32 au Canada.

« Je travail sur ces records depuis le début de l’été. Je me rapproche toujours, mais sans jamais l’atteindre. Je tiens vraiment très fort à ces résultats, car c’est ma dernière saison en tant que juvénile. C’est ma dernière chance », admet-il.

Dès le mois de janvier, Stevens montera dans la catégorie junior. Il ne lui reste alors que les Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes de la Légion canadienne pour laisser sa marque.

« La Légion est la dernière compétition extérieure de la saison. Je veux vraiment y réussir ces sauts pour battre les records. Si je remporte une médaille en plus ce serait super », affirme-t-il.

Ce rendez-vous est d’autant plus important qu’il pourrait aussi aider l’athlète à poursuivre sa carrière plus facilement. « Si je réussis un saut de 7 m 32, je battrais les records québécois et canadien, mais je réussirais mes standards pour une bourse. Celle-ci me permettrait de participer à davantage de compétition. Si je réussis tout cela, je vais pleurer, c’est sûr », soutient-il.

Même si l’été achève, Stevens demeure confiant. « Je suis nerveux, car c’est la dernière compétition, mais je sais que j’en suis capable. Mon entraîneur m’a prouvé que je pouvais réussir. C’est dans la tête que ça va se décider et je me crois prêt », souligne-t-il.

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