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À moi seule, au Beaubien

Beauchemin Philippe - TC Media

Il l’a kidnappée alors qu’elle n’était qu’enfant. Huit années durant, il l’enfermera à double tour dans le sous-sol de sa maison de campagne. Pourtant, durant cette longue période de cauchemar, quelques rayons de soleil viendront attendrir une relation qui n’aurait jamais dû exister.

À moi seule, écrit et réalisé par Frédéric Videau, met en vedette Agathe Bonitzer, qu’on a découverte dans le film Une bouteille dans la mer de Gaza, et Reda Kateb, qui tenait le rôle de Jordi dans Un prophète. Le duo interprète victime et bourreau dans cette histoire de kidnapping où, au final, les raisons de l’enlèvement ne sont pas dévoilées.

Se basant sur des éléments de l’affaire Kampusch (en 2006, une jeune fille autrichienne a réussi à s’échapper de son ravisseur après avoir été son otage durant huit ans), Frédéric Videau tourne son attention – et par le fait même la nôtre – vers ce qu’aurait pu être la relation entre les deux dans une telle situation, imagine de quelle façon elle aurait pu évoluer au fil des ans, et se terminer, forcément.

Le spectateur, sur la défensive de ne pas se retrouver devant un bourreau sadique et une victime tout en pleurs, sortira de la projection d’À moi seule avec quelques questions en tête : peut-il y avoir un dialogue possible et humain dans une relation possessive aussi extrême ? Et peut-on vraiment parler de « relation » dans une telle situation ? Les réponses ne viendront pas, mais il en demeure que le film touche un sujet fort délicat et très peu exploité au cinéma.

À moi seule, au cinéma Beaubien dès le 21 septembre et jusqu’au 27.

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