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Un terrain « officiel » pour un HLM

Beauchemin Philippe - TC Media
Demande formelle et appuyée par une forte présence de membres du Comité Logement Rosemont (CLR), de la CSN Construction et du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), ce 18 avril au matin, au coin du boulevard Saint-Joseph et de la 2e Avenue : que le terrain qui s’y trouve, appartenant à la Ville de Montréal, soit réservé pour la construction d’un HLM. La demande a également trouvé écho à la mairie de Rosemont – La Petite-Patrie.

Des dizaines de citoyens étaient rassemblés sur le terrain public situé en face du parc Pélican pour demander qu’on y construise des unités de logement social.

Pour justifier la demande, Martine Poitras, coordonnatrice au CLR, fait état des nombreuses constructions privées qui débuteront prochainement dans ce secteur.

« Il y aura des milliers de condos partout autour du parc et également dans les anciennes usines situées au sud de St-Joseph. Et on sait qu’il y a aussi d’autres projets de développement de condos qui s’en viennent dans Rosemont. C’est le modèle de développement résidentiel que l’on voit dans le Vieux-Rosemont, comme dans tous les quartiers centraux de Montréal. Nous, on s’oppose à ce type de développement et on veut démontrer qu’il faut faire autrement. Ça ne répond pas aux besoins des citoyens », dit-elle, soulignant que 70 % de la population de Rosemont – La Petite-Patrie est locataire et possède des revenus moyens ou modestes.

Les organismes présents à cette manifestation demandent donc que la Ville de Montréal s’engage à réserver ce terrain pour y construire une Habitation à loyer modique (HLM). « On ne veut pas que la situation de Préfontaine se répète et être témoin d’une acquisition privée d’un terrain qui était, au départ, public. Ici, on veut voir se construire 100 % de logements sociaux », mentionne Mme Poitras.

Selon cette dernière, le programme de la Ville stipulant que dans les grands projets résidentiels il doit y avoir 15 % prévu pour du logement social ne répond pas à la demande, alors que 1300 ménages sont en attente d’un logement social dans l’arrondissement et qu’il y en a encore plus sur l’ensemble de l’île.

« Il faut beaucoup plus, et ça passe par la construction de logements sociaux et la réservation de terrains publics à ces fins. Pour cela, il nous faut l’appui des différents paliers gouvernementaux. C’est ce qu’on demande, principalement à la Ville de Montréal et au gouvernement du Québec. »

Un terrain dédié au logement social

Le terrain public visé par le Comité logement, le FRAPRU et la CSN Construction appartient à la Ville de Montréal. Pour le vendre à un promoteur immobilier, la Ville-centre doit d’abord obtenir de l’arrondissement une dérogation favorable en ce sens. Le maire de Rosemont – La Petite-Patrie, présent lors de la manifestation, assure que l’administration locale n’autorisera pas ce genre de transfert de la part de la Ville de Montréal.

« On est 100% d’accord avec les gens présents ici ce matin. On veut nous aussi que ce terrain soit réservé pour du logement social. On n’acceptera donc pas sa vente et son changement d’usage. On va le protéger contre tout achat d’un promoteur privé », dit François W. Croteau.

Rappelons qu’en 2011, pas moins de 462 unités de condos ont été construites, contre quatre nouveaux logements locatifs. De plus, aucun HLM n’a été mis en chantier depuis près de 20 ans sur le territoire de Montréal.

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