Les camions-restaurateurs de rues débarquent
Sur place, possibilité de goûter les plats « haut de gamme » de quelques restaurateurs-camionneurs, dont ceux de Gaëlle Cerf qui, au volant de son Grumman ’78, offrira des tacos uniques aux visiteurs.
« Vous savez, dit-elle, il faut dissocier la bouffe de rue de type cantine, qui sert des patates et des pizzas à 3 $ la pointe, et ce que nous offrirons aux gens, le 1er juin, sur l’Esplanade. Nous, on vise de la nourriture de qualité, bonne, créative et, surtout, qui n’est pas préemballée ou du genre fast-food, comme l’on voit trop souvent. »
Les Grumman 78, Crêpe-moi, Lucky’s Truck, La Mangeoire, Nouveau Palais, Pas de cochon dans mon salon et Hot Bulldog Palace proposeront plutôt des plats gourmets et gouteux. Des exemples : tacos aux influences asiatiques, sandwichs au homard des îles, viande braisée, crêpes sucrée ou salée – dont une au chorizo – et bien d’autres encore. Le point commun entre tous les plats préparés dans les camions-restaurants : ils se mangent rapidement et à une seule main!
« On veut démontrer que la bouffe de rue de qualité, oui, c’est possible, indique Mme Cerf. On n’a rien à voir avec les hot-dog steamés ou les bretzels de New York, ou encore avec des grillades de viandes sur une plaque électrique alimentée au moyen d’une vieille batterie de char. Nous, on se conforme aux règlements sanitaires du MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec), on a l’eau courante, les espaces de travail sont lavés et désinfectés et on engage de vrais cuisiniers. On a nos permis, comme tout vrai restaurant », laisse savoir celle qui espère voir la création prochaine d’une Association des restaurateurs de rues.
« Ça éviterait que n’importe qui offre n’importe quoi; on débute un mouvement sain, ce n’est pas le temps de tout scraper avec l’arrivée de cuisiniers improvisateurs. Nous sommes de vrais restaurateurs. »
Bientôt dans les arrondissements?
Confiné aux événements et festivals, les camions-restaurateurs pourraient prendre place près de certains parcs et espaces publics où l’offre de service alimentaire est déficiente. C’est du moins le souhait de la propriétaire du Grumman ’78.
« On ne veut pas concurrencer les restaurants en se stationnant à côté d’eux. Ce serait déloyal. On vise plutôt d’aller dans les parcs et espaces publics, là où de toute façon, on ne trouve aucun restaurant, et d’offrir nos produits de qualité aux gens présents. Toutes les grandes villes le font déjà, ce ne serait pas différent. On a hâte que Montréal embarque. »
Il semble que certains arrondissements soient plus ouverts que d’autres à cette idée. Selon ce qu’on a appris, Rosemont – La Petite-Patrie et le Sud-Ouest étudieraient l’idée de voir des camions-restaurateurs dans leur quartier.
– La « Bouffe de rue » sera proposée les vendredis 1er juin, 6 juillet, et 3 août, à partir de 17 h, sur l’Esplanade olympique, niveau 300.