En 2012, un cinéma numérique et même 3D
Le cinéma Beaubien doit passer au numérique. Pas d’autre choix, puisque les distributeurs n’enverront plus de copies de film en format 35 mm d’ici au 1er septembre 2012. L’endroit convertit donc ses 5 salles et offrira même la diffusion en 3D dans certaines d’entre elles.
Réalisé au coût de 500 000$, la numérisation devrait, si tout se déroule selon les plans du directeur de l’endroit, Mario Fortin, être complétée d’ici le début du Festival international du Film pour Enfants de Montréal (FIFEM), présenté du 3 au 11 mars.
En août dernier, il nous disait d’ailleurs que « lors du dernier FIFEM que nous avons tenu [du 26 février au 6 mars 2011], nous avons reçu des copies en numérique. Il nous a fallu rappeler pour trouver des copies en d’autres formats. On est rendu là. Le numérique est arrivé, il faut faire avec. »
Cependant, laisse-t-il entendre, « les films en 3D que nous aurons ici auront un sens et suivront le mandat du Beaubien. Il n’est pas question de présenter du 3D comme du glaçage sur le gâteau, mais bien comme un ingrédient essentiel de la recette. C’est important que cette technologie soit un ajout au film. »
Pour numériser l’endroit, un montage financier a été réalisé avec différents partenaires, dont l’arrondissement, qui a fourni une aide de 100 000$ et la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) de Rosemont – La Petite-Patrie. De plus, le cinéma Beaubien s’est associé, en fin d’été, à d’autres cinémas qui consacrent une grande part de leur programmation aux films québécois et internationaux pour ainsi créer l’Association québécoise des cinémas d’art et d’essai. Le but : trouver une solution au financement de la numérisation des cinémas indépendants présents dans les villes du Québec.
Un modèle
La conseillère du district Marie-Victorin, Élaine Ayotte, également responsable du dossier de la culture dans l’arrondissement, souligne l’importance de ce lieu dans l’apport culturel de Rosemont – La Petite-Patrie.
« Ça présence est vitale, rien de moins. Il y a toute une vie qui s’est enrichie au fil des ans autour de ce cinéma. Il y a des restaurants, cafés, salle d’expositions. Le Beaubien, c’est le cœur et l’épicentre du quartier. Autour, il y a un paquet d’activités qui ont pris leur essor et la vie qui y tourne est unique. Il serait très difficile de recréer un tel environnement ailleurs. Il faut préserver celui-ci », dit-elle.