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Sécuriser les déplacements à pied des écoliers

Photo: Archives TC Media

En abaissant à 30 km/h la vitesse des rues entourant les écoles primaires de l’arrondissement, le maire souhaite donner davantage de sécurité aux écoliers pour effectuer leur trajet à pied.

«C’est un problème que nos enfants ne puissent pas aller à l’école à pied», lance le maire, François Croteau. Il estime que plusieurs écoliers délaissent la marche, faute de sécurité significative sur leur trajet.

Dans La Petite-Patrie, Pierre Eliott Trudeau Elementary School, de même que l’école Saint-Arsène sont situées à proximité d’intersections classées parmi les plus accidentogènes, selon des données 2012 et 2013 du poste de quartier (PDQ) 35.

Dans Rosemont, les écoles Saint-Jean-Vianney, Marie-Rollet et Rose-des-Vents ont pignon sur la rue Beaubien.

«Le problème est important dans ce secteur, confirme Jean-Denis Dufort, commissaire scolaire de Rosemont. Les brigadiers risquent leur vie au quotidien pour faire traverser les enfants.»

Repenser le modèle
Au total, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) compte 521 brigadiers scolaires permanents et environ 180 brigadiers sur appel, qui assurent la sécurité des traverses scolaires matin, midi et soir.

Le PDQ 35, qui couvre La Petite-Patrie, en dénombre 24 sur son territoire.

«Une évaluation des besoins est réalisée à la rentrée scolaire et à la moitié de l’année, explique Martin Dea, commandant. Il arrive parfois que certains brigadiers soient déplacés.»

Cependant, le nombre de brigadiers n’est pas extensible à Montréal. Un budget y est consacré chaque année par le SPVM et les ajouts de personnel sont rares, voire inexistants.

Pour les deux commissaires scolaires de l’arrondissement, le modèle actuel ne fonctionne plus.

«Nos habitudes de vie changent de plus en plus, indique Jean-François Gosselin, représentant de la circonscription Petite-Patrie–Rosemont-Ouest. Beaucoup d’enfants sont au service de garde et certains rentrent seuls, à pied, vers 17h. Or, il n’y a plus de brigadier à cette heure-là.»

«Si on avait les ressources nécessaires, l’idéal serait d’avoir quelqu’un de 7h à 8h30 et de 15h à 18h. Il y a une analyse à faire sur ce dossier», ajoute M. Dufort.

Répression ou prévention?
«On pourrait mettre un policier à chaque coin de rue, mais notre volonté n’est pas de faire des trappes à tickets, se justifie M. Croteau. On le sait, le comportement des automobilistes est de rouler entre 10 et 15 km/h au-dessus de la limitation de vitesse. En l’abaissant à 30 km/h autour des écoles, on a espoir qu’ils ne dépassent pas les 40 km/h.»

Le commandant Dea ne note rien de significatif dans son secteur, mais mise plutôt sur la sensibilisation.

«Nos agents sont très proactifs dès la rentrée et mènent de nombreuses actions de prévention aux abords des écoles», explique-t-il, ajoutant ne pas avoir de statistiques qui recensent des contraventions émises spécifiquement aux abords des écoles.

Après la mise en place des nouvelles limitations de vitesse, les résidents de Rosemont–La Petite-Patrie devront ouvrir l’œil, car, selon le calendrier de l’arrondissement, des opérations policières seront menées en juin prochain.

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