Plusieurs bandes gazonnées détruites par les opérations de déneigement
De la machinerie utilisée pour ramasser la neige a abîmé plusieurs bandes gazonnées dans Rosemont–La Petite-Patrie, au grand désespoir de quelques citoyens qui enragent de voir leurs efforts de verdissement réduits à néant.
À la suite des opérations de déneigement, plusieurs carrés d’arbres ressemblent à des champs de bataille avec des amas de terre retournée, notamment sur la 2e Avenue, entre les rues Saint-Zotique et Bélanger.
Entre le 30 décembre et le 6 janvier, l’arrondissement a reçu six requêtes de citoyens au 311, dénonçant la situation.
C’est le cas de Nicole Henri qui s’exaspère de voir cette situation se répéter chaque hiver. «J’ai appelé l’arrondissement en décembre 2014 et j’ai rappelé aujourd’hui. J’ai également parlé au printemps au conseiller de ville du district, mais je n’ai jamais eu de retour», déplore-t-elle.
Sa voisine, Maryse Grégoire, affirme avoir vu la machinerie passer entre les arbres et racler le sol. Elle ne comprend pas qu’il ait pu être autant abîmé, d’autant que l’arrondissement invite les citoyens à jardiner sur ces mêmes bandes gazonnées durant l’été. Mme Grégoire indique avoir déjà acheté de la terre de ses propres deniers et ensemencer l’an dernier pour verdir à nouveau le carré devant chez elle. «Ils ont tout scrappé», constate-t-elle, amère.
Justifications
L’arrondissement indique être passé «d’un printemps frais à un hiver complet, en quelques heures».
«La terre n’était pas encore gelée alors qu’elle se recouvrait de 40 centimètres de neige en moyenne. Il est difficile pour nos opérateurs de travailler efficacement à assurer la sécurité des gens tout en évitant les bandes de terre», explique-t-on aux communications.
Plusieurs se sont demandé pourquoi les employés ont déneigé entre les arbres.
«Sinon, cela forme une cuve sur le trottoir qui s’enneige davantage ou gèle à la suite d’un redoux, ce qui entraîne une accumulation d’eau risquant de rendre le trottoir glissant comme une patinoire. De plus, les résidents ne pourraient ouvrir leurs portières de voiture», ajoute-t-on.

Plusieurs carrés de verdure ont tout de même survécu, délimités par des piquets qui encadrent la zone à ne pas toucher.
L’arrondissement a confirmé que les endroits touchés seraient réparés au printemps.
Concernant le coût de ces réparations, l’administration locale ne donne pas de chiffre précisant que «cela fait partie de l’entretien printanier».