Saint-Laurent
10:17 20 juillet 2020 | mise à jour le: 20 juillet 2020 à 10:17 temps de lecture: 3 minutes

Bassin de la Brunante: la fin d’une saga?

Bassin de la Brunante: la fin d’une saga?
Photo: Métro Média/Laurent LavoieLa bassin de la Brunante

Après des années d’attente, les problèmes de circulation d’eau du bassin de la Brunante pourraient bien être derrière les résidents du quartier Bois-Franc, à Saint-Laurent.

Le site est ouvert au public depuis plus de dix jours, informe l’arrondissement. Les deux phases de travaux ont été tout récemment achevées. La première, dont la réalisation a coûté plus de 480 000$, impliquait les deux stations de pompage, qui ont été mises en marche jeudi.

L’une permet la recirculation de l’eau entre les parties est et ouest de l’entrée des maisons de l’île de la Brunante. L‘autre se situe à la cascade du bassin, qui a d’ailleurs été rénovée.

Dans la deuxième phase des travaux, évaluée à près de 755 000$, un système d’aération a été installé, ainsi qu’un muret aquatique. Des arbres, arbustes et plantes aquatiques ont été ajoutés et les sentiers réaménagés.

Dans les dernières années, l’arrondissement peinait à régler les problématiques du bassin. D’abord, faute de soumission, les travaux ont dû être scindés en deux. Le conseil a été forcé de retourner en appels d’offres à quelques reprises, entre autres puisque les coûts étaient trop élevés.

Nouveau chapitre

Depuis des années, de l’eau stagnante s’accumule et engendre la propagation de myriophylle à épi, une plante aquatique envahissante. Dimanche, de la végétation y ressemblant était toujours perceptible dans le bassin de rétention qui borde le parc Marcel-Laurin. Les pompes permettront désormais à l’eau de circuler et de s’oxygéner.

Le peu de mouvement dans l’eau «nous apportait toute sorte de problèmes comme des moustiques et de l’eau corrompue. On commençait à se poser des questions sur notre sécurité», indique le vice-président du syndicat de copropriété de l’île de la Brunante (SCIB), Denis Cloutier.

Les moustiques auraient pu être porteurs de différentes maladies comme le virus du Nil occidental, souligne-t-il.

«Je suis certain que [les aménagements vont] régler le problème, mais à quel niveau d’efficacité, je ne sais pas. C’est très prometteur en tout cas», dit M. Cloutier.

Outre le paysage qu’il offre, le bassin est aussi populaire pour sa faune, avec les poissons comme la carpe japonaise, mais aussi pour ses canards comme les bernaches canadiennes.

1990

Le bassin a été aménagé en 1990 par Bombardier Immobilier lors de la première phase de développement du quartier Bois-Franc pour ensuite être cédé à l’arrondissement Saint-Laurent.

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