Saint-Laurent
14:00 4 août 2020 | mise à jour le: 3 août 2020 à 12:17 temps de lecture: 3 minutes

Un camp sans éclosion au Centre de pédiatrie sociale de Saint-Laurent

Un camp sans éclosion au Centre de pédiatrie sociale de Saint-Laurent
Photo: Gracieuseté – Centre de pédiatrie sociale de Saint-LaurentLes enfants ont pu retrouver un niveau de stimulation après le confinement.

Le camp de préparation à la maternelle s’est terminé au Centre de pédiatrie sociale de Saint-Laurent et son équipe peut dire mission accomplie, alors qu’aucune éclosion n’a été recensée, malgré quelques frayeurs.

«Au moindre symptôme ou autre que ce soit, mal de gorge ou de maux de ventre, on doit mettre en marche tout le système de procédure. C’est énormément de va-et-vient et de gestion», indique la directrice adjointe, Carole Robineau.

Comme plusieurs organisations à travers la province, le Centre a dû revoir ses pratiques pour assurer la sécurité de ses éducatrices et des enfants qu’il accueille.

Le ratio entre les employées et les jeunes a quelque peu varié durant les six semaines du plan de déconfinement. Alors que ce dernier est relativement complété, le Centre s’est assuré de compter généralement sept enfants – le nombre varie selon le degré d’accompagnement nécessaire – pour trois éducatrices.

Les journées étaient plus courtes étant de 9h à 13h pour avoir le temps nécessaire pour tout nettoyer.

Pour éviter les contacts et la transmission du virus, chaque enfant avait son propre matériel, comme ses ciseaux ou son pot de colle. «Dans le local, on a dû effectivement épurer pour enlever tout ce qui ne se désinfectait pas», ajoute Mme Robineau.

L’accueil des parents se réalisait à l’extérieur pour assurer une distanciation physique.

Adaptation

Après le confinement, il s’agissait d’une occasion «pour apprendre à ressortir, d’avoir un peu moins peur, de rejouer avec des enfants», fait savoir Mme Robineau. Ils ont pu également reconnecter avec le français, alors que plusieurs familles à Saint-Laurent sont issues de l’immigration.

Les jeunes semblent avoir bien accueilli le port du masque et de la visière chez les éducatrices, mais cet équipement amène un nouveau défi. «C’est des enfants avec qui on n’a pas la même langue et on travaille beaucoup avec l’autorégulation des émotions à ce stade-ci et normalement on se sert beaucoup des mimiques au niveau du visage. Ça, on ne peut plus l’avoir ou c’est un peu plus compliqué», explique Mme Robineau.

Les jeunes Laurentiens ont néanmoins pu aller prendre l’air en profitant des jeux d’eau et des espaces verts.

35

Le Centre de pédiatrie sociale a accueilli 35 enfants à son camp de préparation à la maternelle, contrairement à 60 aux années passées.

Articles similaires