Saint-Laurent
13:00 23 décembre 2020 | mise à jour le: 23 décembre 2020 à 07:42 temps de lecture: 3 minutes

Faire une différence le temps de quelques semaines à Moisson Montréal

Faire une différence le temps de quelques semaines à Moisson Montréal
Photo: Gracieuseté – Québec VolontairesFrédérique Landry à Moisson Montréal

Pendant quelques semaines, Frédérique Landry a donné un coup de pouce à Moisson Montréal, loin de chômer durant la crise sanitaire. La femme de 31 ans cherchait à faire une différence en cette période d’incertitude.

Étudiante au baccalauréat en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et sans emploi en raison de la pandémie, Mme Landry était résignée à rester confinée chez elle pendant plusieurs mois.

Après une session à distance durant l’été, qu’elle qualifie de pénible, un temps d’arrêt s’imposait dans son parcours scolaire. C’est en faisant de la recherche sur le web que la résident de Parc-Extension a découvert le volet Québec Volontaire du programme Engagement citoyen, de l’organisme Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ).

«On a dû réfléchir à la meilleure façon possible pour continuer à soutenir les jeunes malgré le fait qu’il n’y a plus de transport à l’international ou de mobilité pour participer à des événements ailleurs», souligne la chargée de projets Marianne Archambault-Laliberté

Le programme a donc concentré ses forces pour venir en aide à plusieurs organismes. Sur un total de 81 volontaires soutenus depuis le 1er avril dans des domaines comme la santé ou le tourisme de proximité, 25 ont contribué à des projets sur l’insécurité alimentaire et le gaspillage de nourriture au Québec.

Ils consacraient entre 10 et 30 heures par semaine à leur assignation et ont touché une compensation financière modulée.

Implication

Ce n’était pas la première expérience de Mme Landry qui s’apparentait au volontariat. Elle avait l’habitude de s’impliquer localement alors qu’elle était en Amérique centrale, en raison de l’emploi de ses parents.

«Ça fait déjà dix que je suis de retour ici à Montréal, mais je n’en [du bénévolat] avais jamais fait au Québec, et je trouvais important d’en faire ici aussi», soutient-elle.

«Moisson Montréal, ils ont tout le temps besoin de bénévoles. Avec la pandémie, ils en ont perdu pas mal et la demande a quand même beaucoup augmenté.» -Frédérique Landry

À Moisson Montréal, qui basé sur le Chemin de la Côte-de-Liesse à Saint-Laurent, Mme Landry a travaillé dans la cuisine et dans l’entrepôt de la fin octobre à la mi-décembre.

«C’est sûr que j’y retourne, même si le programme avec LOJIQ est terminé, parce que c’est une expérience qui est vraiment super», assure-t-elle.

Frédérique Landry est convaincue que sa présence a aidé le personnel de l’organisme. «Les gens ont tendance à penser qu’il faut faire des énormes moves pour faire une différence, mais juste d’être là et d’aider avec n’importe quelles petites tâches, ça fait vraiment une différence», souligne la Montréalaise.

Dans les prochaines semaines, 32 nouveaux volontaires amorceront des mandats pour Québec Volontaire.

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