Saint-Laurent

La jeunesse, C-Vert: un stage estival pour préserver la nature

Le groupe laurentien du stage C-Vert. Photo: Mohammed Aziz Mestiri

La cohorte de la dernière édition du projet de stage «C-Vert Saint-Laurent» a célébré ses réalisations, lors d’une présentation organisée dans le jardin potager du YMCA de l’arrondissement. L’évènement était aussi synonyme de retrouvailles pour le maire Alan DeSousa et l’animatrice du groupe, Damiana Latour.

Ce sont les six filles du collectif qui ont organisé la soirée en guise de conclusion de leur expérience estivale. Le stage veut enseigner l’autonomie et le travail en équipe, explique Mme Latour.

Alan DeSousa, ainsi que les conseillers d’arrondissement Aref Salem, Francesco Miele et Jacques Cohen, étaient présents et ont félicité les jeunes pour leur implication. «C’est un projet qui me tient grandement à cœur», a exprimé le maire.

La Fondation de la famille Stephen et Claudine Bronfman (FFSCB) a créé C-Vert en 2005, pour pallier le manque d’activités communautaires offertes aux jeunes montréalais de 14 à 16 ans.

L’idée était de développer le sens de préservation de la nature en permettant à des adolescents de la côtoyer. L’animatrice a elle-même pris part à la première édition du stage, il y a 15 ans, à Villeray.

Mme Latour se souvient encore de son trajet à vélo de Montréal à Québec, accompli sur près d’une semaine. «J’étais la première à monter les pentes. Au point qu’on a fini par me surnommer la petite boule de muscles» en rigole-t-elle encore aujourd’hui.

La crise sanitaire a affecté le déroulement habituel du volet laurentien. L’accès aux écoles étant restreint, le recrutement des stagiaires n’a pu être réalisé à la rentrée scolaire. Plusieurs des ateliers collectifs, tenus tout au long de l’automne et de l’hiver, ont été annulés. Ce n’est qu’au printemps que le recrutement et la préparation du stage ont pu trouver une certaine stabilité.

«C’était extrêmement dur. Tout devait se faire à distance dans un métier qui repose sur le face-à-face», relate Mme Latour. Au point d’envisager de quitter l’animation du projet par moments.

Passer le flambeau

Les YMCA du Québec gèrent le programme d’engagement environnemental depuis 2015, en collaborant avec différents organismes locaux. À Saint-Laurent, les partenaires du YMCA local incluent VertCité, mandataire du programme Éco-quartier dans le secteur.

Vèlogik est aussi associé. C’est un organisme d’insertion professionnelle centré sur le vélo, affilié au Carrefour Jeunesse Emploi (CJE) de l’arrondissement.

Les stagiaires de C-Vert Saint-Laurent ont effectué des prélèvements et analyses d’échantillons d’eau de la rivière des Prairies. Le projet a comporté une randonnée à vélo ainsi que du canoë lors d’un camping.

Les Laurentiennes ont reçu un enseignement des principes de l’horticulture et de la plantation des arbres. Une corvée de nettoyage au pourtour du Boisé Marcel Laurin était source d’étonnements «J’ai trouvé une tête de brosse à dents, c’était incompréhensible pour moi», exprime Esther. La jeune femme de 15 ans, qui se qualifie d’introvertie, estime avoir développé une aisance à parler aux personnes.

Comme son amie Rym, Esther a rejoint C-Vert à la suite de la recommandation de leur camarade Dyldora, qui a rejoint les rangs lors du premier recrutement. Cette dernière envisage de continuer son implication à la prochaine édition, en tant que membre «C-Vert +».

C’est d’ailleurs ce qu’a fait Mme Latour après son expérience du premier C-Vert qui réunissait tous les groupes des différents quartiers de Montréal et dans lequel elle avait rencontré l’élu de Saint-Laurent pour la première fois.

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