Saint-Laurent

Sondage sur le retour au présentiel

L’enquete a été menée du 2 au 12 août, sous le titre « Retour dans les tours ». Photo: Archives

Près d’une personne sur deux est en télétravail à temps plein, révèle un sondage de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et de la firme Léger. Si un nombre accru de milieux reprend le fonctionnement en présentiel et des modes hybrides, le retour suscite des préoccupations sur le plan sanitaire.

La proportion de télétravailleurs est en baisse. Les résultats d’une première enquête en juin indiquaient que 71 % des participants exerçaient à distance uniquement.

Le ratio de personnes allant au bureau a doublé. Alors qu’environ un professionnel sur dix y était à temps plein en juin, c’est maintenant un individu sur cinq qui l’est.

C’est 28 % des répondants qui expriment partager leur semaine entre la maison et l’établissement, une hausse par rapport à juin (17 %).

Garanties sanitaires

Plus d’employeurs transmettent à leurs effectifs un plan de retour au travail présentiel. Sur les 520 employés de l’échantillon, 63 % affirment qu’une stratégie a été annoncée ou est en voie de communication, contre 48 % en juin. Ceux n’ayant pas eu d’informations forment 30 % des réponses (47 % en juin), et 7 % n’ont en pas fourni.

Les programmes de reprise ont tendance à satisfaire aux attentes en matière de sécurité sanitaire. Sept personnes sur dix estiment que leur employeur donne de bonnes garanties, contre deux sur dix rétorquant par la négative. Le reste est sans réponse.

Les opinions sont divisées quant au moment idéal du retour au milieu d’emploi. Alors que 38 % de tous les répondants se sentent à l’aise de revenir aux bureaux à l’automne, c’est une proportion de 30 % qui l’aurait préféré au cours de l’année 2022.

Côtoyer des collègues non vaccinés suscite des préoccupations auprès de 70 % des répondants.

Une proportion identique est favorable à l’obligation de présenter une preuve de vaccination pour accéder au lieu de travail. Les personnes âgées de 50 ans et plus, ainsi que les dirigeants, ont le plus tendance à y être pour.

C’est aussi 70 % des répondants qui approuvent qu’une preuve d’inoculation soit demandée pour l’utilisation du transport en commun.

Flexibilité

Un peu plus du trois quarts des participants avance être satisfait de leur expérience de télétravail. Près du quart décrit le domicile comme lieu d’activité idéal postpandémie.

La principale raison citée en faveur du maintien du télétravail est l’économie en temps de déplacement. Parmi les 512 employés, la flexibilité de l’horaire pour éviter les heures de pointe serait le meilleur incitatif pour le retour en présentiel.

Si aucune maniabilité n’est offerte, 39 % des répondants jugent qu’ils quitteraient probablement leur fonction. Pour 54% de l’échantillon, cela ne serait que peu ou aucunement envisageable.

Une vaste majorité (85 %) mettait moins d’une heure pour se rendre au travail avant la pandémie et 14 % nécessitaient au moins une heure de trajet.

Géographiquement, 60 % des répondants travaillent au centre-ville de Montréal, 30 % sont repartis entre l’ouest et l’est de l’île, et le reste ont leurs bureaux au nord.

Les résidents de la ville de Montréal et les dirigeants sont les plus susceptibles d’avoir un temps inférieur à 30 minutes.

L’étude révèle que les travailleurs changeront leur mode de déplacement lors du retour au bureau. Plus de personnes prévoient d’utiliser une voiture et le vélo. Moins d’usagers planifient avoir recours aux transports en commun (métro, autobus et train de banlieue).

Un meilleur équilibre entre la vie privée et l’emploi est aussi un des motifs les plus mentionnés pour conserver le télétravail. En revanche, la difficulté de séparer les deux fait partie des inconvénients les plus rencontrés, avec l’isolement social et la perte d’esprit d’équipe.

Les travailleurs du centre-ville et les dirigeants ont le plus indiqué ce dernier élément.

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