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Concilier stationnement et développement durable

Par stephanie.maunay@tc.tc

Alors que la Ville centre s’apprête à lancer un grand diagnostic du stationnement à Montréal, l’arrondissement de Saint-Laurent fait le bilan d’une politique amorcée il y a bientôt cinq ans.
Une politique qui pourrait « servir d’exemple », selon l’administration.

En 2008, Saint-Laurent a amorcé une réflexion environnementale sur le stationnement. On dénombrait 100 000 sur les terrains privés, et certaines étaient sous-utilisées, notamment chez les entreprises, où les grands espaces, d’asphalte et de béton, étaient rois.

« On voulait réduire les îlots de chaleur, explique le maire, Alan DeSousa. On a donc adapté le stationnement en fonction des domaines d’activité. On a exigé davantage de places souterraines, et intégré des espaces verts, avec un ombrage de 40%, où il y a plus de 20 cases. »

Pas d’autres zones réservées en vue

Fort de sa position géographique sur l’île, et de la présence de deux stations de métro, l’administration a dû prendre des mesures en 2010, dans le secteur très dense en arrière de l’hôtel de ville. « Saint-Laurent n’est pas un stationnement à ciel ouvert pour ceux qui souhaiteraient se rendre en centre-ville, par le métro », dit M. DeSousa. Nous avons donc décidé d’implanter des zones réservées pour garantir de la place aux résidents du secteur ». Certains laurentiens souhaiteraient que ces zones soient étendues. C’est notamment le cas de Charles Benchimol, ancien conseiller de Saint-Laurent, qui se plaint depuis plusieurs années de la rue Saint-Louis, où il réside. « La vignette serait vraiment la solution, explique M. Benchimol. La rue Saint-Louis se termine en cul-de-sac, et plusieurs employés qui travaillent à côté se stationnent ici toute la journée. Il n’y a pas d’interdiction, c’est sûr, mais quand on rentre, on a souvent plus de place, et ça fait longtemps que ça dure. Ça devient vraiment frustrant. » Le maire ne se dit pas fermé, mais estime « avoir obtenu un consensus ». « On ne peut pas répondre aux attentes de tout le monde », ajoute-t-il, en guise de réponse.

Un premier stationnement écologique

Pour aller encore plus loin, l’arrondissement va implanter un premier stationnement dit « écologique ».

Les travaux doivent commencer début juillet au stationnement « Ouimet Sud », entre les rues de l’Église et du Collège.

« Nous allons faire en sorte d’avoir une meilleure gestion des eaux de pluie. Il y aura également plus d’ombrage. Des éclairages DEL vont nous permettre de sauver 40% du coût d’électricité, les bornes de paiement seront alimentées en panneaux solaires, et on va installer des recharges pour les véhicules électriques. Ce projet-pilote va pouvoir servir de modèle pour la Ville centre. »

Ce stationnement, d’une vingtaine de places, va coûter plus de 320 000 $.

D’autres pourraient voir le jour mais pas avant d’avoir tiré un bilan de ce premier.

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