Le bilinguisme à l'honneur dans les cégeps de Saint-Laurent
C’est vraiment un partenariat, souligne Loris Peternelli, coordonnateur du programme au Collège Vanier. Ça fait plusieurs années que les administrations des établissements oeuvrent afin de réaliser ce projet. Nous avons tenté de trouver les programmes qui pouvaient le mieux outiller les étudiants pour le monde du travail. Cette année, on accueille la première cohorte. Par contre, nous avions reçu le feu vert du gouvernement très tard, donc nous n’avons pas eu beaucoup de demandes.»
Le principe est assez simple : l’étudiant est partagé entre les deux collèges, suivant certains cours en français, et d’autres, en anglais.
«C’est une richesse d’avoir deux institutions aussi proches, argue M. Peternelli. Les avantages de suivre ces programmes sont nombreux, dont un accès aux universités dans les deux langues ainsi que plus de choix. Le plus d’outils que nous pouvons leur offrir, le meilleur se sera pour leur avenir.»
Louise Lavallée, coordonnatrice du programme au Cégep de Saint-Laurent explique d’emblée que c’est un programme à l’essai.
«Nous avons deux ans pour l’évaluer et en mesurer la viabilité. Les jeunes sont rencontrés à la fin des sessions et sont suivis de près de notre côté.»
Elle affirme également que ce ne sont pas les classes qui sont bilingues, contrairement à ce que l’on pourrait croire. «Il n’y a pas de professeur qui enseigne dans les deux langues. Ils ne savent pas qui fait partie du programme bilingue. Les ressources sont identiques, ce qui a permis de créer ce programme.»
Bien que l’on ne compte pas beaucoup d’étudiants d’inscrits cette année – trois au Collège Vanier et douze au Cégep de Saint- Laurent —, ceux-ci ont clairement articulé leurs raisons de s’inscrire.
«Les deux principaux objectifs de nos étudiants, c’est d’abord d’améliorer leur anglais, informe Mme Lavallée. Nos élèves se considèrent forts en anglais, mais pas nécessairement bilingues, et sont issus de familles francophones. Ensuite, ils veulent avoir plus de portes ouvertes au moment où ils élégiront une université.»
M. Peternelli affirme que les élèves sont sélectionnés attentivement, tout en tenant compte du fait qu’ils devront s’adapter au voyagement ainsi qu’aux deux langues. «Nous acceptons des élèves qui ont des moyennes de plus de 80 % au secondaire, car le cursus est un défi. Les programmes doivent se terminer en deux années. Nous avons choisi des cours qui s’offraient dans les deux institutions et qui pouvaient concorder. De plus, leurs examens de sortie se font en français et en anglais, ce qui est un avantage pour eux.»
Bien que les deux coordonnateurs s’entendent pour dire que ce programme offre un éventail de possibilités aux étudiants qui souhaitent maîtriser les deux langues officielles, il demeure que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport aura le dernier mot.
«Nous aurons une meilleure idée cette année, s’encourage M. Peternelli. Nos consignes sont d’évaluer et de soumettre un rapport suite à la période de deux années.»
La date limite pour s’inscrire aux programmes pour l’année prochaine est le 1er mars.