Incivilités sur Décarie: la police demande l'appui des citoyens
Pointé du doigt par certains commerçants, le commandant de police du PDQ7, Daniel Farias, a accepté de faire le point sur la situation. «Conscient du problème», il parle d’un renforcement des patrouilles, mais demande également l’aide de tous.
En entrevue avec Les Nouvelles Saint-Laurent, le commandant Farias a reconnu la problématique.
«On ne va pas se le cacher, je ne vais pas vous dire que tout est parfait. On est conscient qu’il y a de la marijuana sur Décarie.»
Pour autant, le responsable de la police apporte un bémol.
«Je ne contredis pas la perception des gens, mais cela fait plus de 24 ans que je suis en service et j’ai déjà été enquêteur aux stupéfiants avant, alors je peux vous dire que la drogue n’est pas une problématique aigüe dans Saint-Laurent. Il n’y a pas de gang, pas de trafic de grande échelle. On veut s’attaquer au problème dès le début pour que ça ne dégénère pas.»
La physionomie du territoire est aussi à prendre en compte, selon le lieutenant Jean-Pierre Théorêt.
«La zone est très dense. Il y a beaucoup de transit dans ce coin-là et parfois les gens voient des attroupements, mais il n’y a pas nécessairement de trafic derrière.»
Plus de présence policière
Lors du dernier conseil d’arrondissement, Elan Cohenca, propriétaire du magasin Hobbieville a reproché aux policiers de ne pas être assez présents et d’arriver tardivement sur les lieux.
«L’été est toujours une période un peu plus compliquée car les gens sortent, sont dehors plus longtemps. Patrouiller en voiture n’a pas que des avantages c’est pourquoi six policiers vont être déployés, à vélo et à pied, spécifiquement sur le boulevard Décarie, dans les parcs et aux abords des stations de métro. Ils vont sillonner les rues en uniforme ou en civil. Le but est également d’aller à la rencontre des commerçants.»
«Mettre l’épaule à la roue»
Le commandant Farias dément toute problématique d’effectif.
«A Saint-Laurent, on a l’un des plus grands postes de quartier. Les effectifs sont là où il y en a besoin. Mais, on ne peut pas tout faire tout seul. On a besoin que les citoyens nous appellent dès qu’ils voient un cas suspect ou une situation qui sort de l’ordinaire. Il faut être plusieurs à mettre l’épaule à la roue.»
Hormis M. Cohenca, les commerçants rencontrés par Les Nouvelles Saint-Laurent n’ont pas contacté les services de police.
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