Soutenez

Hausse de loyer raisonnable ou pas?

Les Laurentiens ne sont pas étrangers aux hausses de loyer abusives. «Les augmentations sont encore plus hautes qu’ailleurs», remarque Maria Vasquez, intervenante communautaire au Comité logement de Saint-Laurent.

Pratique courante pour toute l’île de Montréal, les augmentations de loyer atteignent parfois 15$ à 40$ par mois, raconte l’intervenante. «C’est un gros coup pour les familles. Si l’augmentation est refusée, souvent le propriétaire ne fera pas de travaux», explique Mme Vasquez. Après être entré en litige, ça crée un conflit. Elle raconte que certains propriétaires auraient monté des dossiers contre des locataires pour avoir contesté une hausse de loyer abusive.

Soucieux de cette question, le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a tenu une rencontre à l’intention des personnes âgées du quartier Norgate, comme à chaque année. «Notre communauté compte de nombreux résidents du troisième âge, ainsi que des personnes disposant d’un revenu faible ou fixe et qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Si l’augmentation demandée par le propriétaire est trop élevée, les locataires de ces catégories risquent de basculer dans la pauvreté extrême. C’est pourquoi nous les aidons à déterminer ce qui serait considéré comme une augmentation de loyer raisonnable, en nous basant sur les lignes directrices de la Régie du logement, afin de leur permettre d’arriver à un arrangement satisfaisant avec leur propriétaire», a expliqué le maire DeSousa.

Qu’est-ce qu’une hausse de loyer raisonnable?

Devant une salle pleine, le conférencier Arnold Bennett a expliqué les lignes directrices de la Régie du logement pour l’augmentation de loyer.

En 2013, les loyers pourraient augmenter de 0,9 % pour les logements chauffés par le propriétaire à l’électricité, de 0,2 % s’ils sont chauffés au gaz, de 1,7 % s’ils sont chauffés au mazout, ainsi que de 0,9 % si le chauffage est payé par le locataire.

Il faut ajouter, le cas échéant, les augmentations de taxes municipales et scolaires ainsi que d’assurances, sans oublier les réparations et les améliorations majeures dans le logement ou l’immeuble.

Si le propriétaire a engagé des dépenses pour des réparations ou des améliorations majeures, comme un nouveau toit ou un système de chauffage, la Régie du logement lui permet de réclamer une augmentation annuelle de 2,6 %. Ceci correspond à environ 2,17 $ par mois pour chaque tranche de 1000 $ de dépenses. Cette augmentation doit être répartie équitablement entre les logements de l’habitation qui ont bénéficié des améliorations.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.