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Le syndicat des employés d'Aveos ne perd pas espoir

Bien qu’aucun acheteur n’ait manifesté d’intérêt pour le centre d’entretien d’Aveos avant la date butoir du 26 juillet, le syndicat des anciens employés d’Aveos ne range pas les armes.

«Tout n’est pas perdu pour les anciens employés», selon  Richard Guay, secrétaire-archiviste pour l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuse de l’aérospatiale section locale de 1751, qui représente les travailleurs d’Aveos. Il a dévoilé que des acheteurs pourraient se manifester d’ici deux semaines.

La compagnie britannique AJ Walters serait intéressée à racheter  un des trois services d’Aveos soit le secteur qui travaillait sur les composantes avioniques. « Cela représente de 100 à 300 emplois» estime M. Guay. Le syndicaliste se réjouit de la possibilité de « sortir d’un cadre de confrontation » après avoir mené une longue bataille avec Air Canada. Bien que l’achat ne soit pas confirmé, M. Guay se dit « confiant à 80-90% ».

La compagnie MTU Aero Engines, une compagnie allemande, est elle aussi intéressée, mais ne souhaite pas acquérir l’édifice.  Aucun acquéreur n’a déposé une offre de rachat, « mais ce n’est pas parce que la business n’est pas rentable », explique M. Guay. « Tous les investisseurs trouvaient que l’immeuble était désuet et craignait que le sol puisse être contaminé », relate le syndicaliste. C’est pour cela que le syndicat demande au gouvernement du Québec de subventionner la construction d’un bâtiment. « Nous pourrions aussi nous déplacer dans un des édifices vides près de l’ancien aéroport de Mirabel », suggère M. Guay qui affirme que tout ce dont a besoin la compagnie est déjà en place.

@ST:Le judiciaire à la rescousse?

@R:Le syndicat ne se limite pas à des démarches avec des acheteurs potentiels. Estimant qu’Air Canada ne respecte pas la loi de 1988 qui a mené à la privatisation de la  compagnie, le syndicat des anciens employés se rendra en Cour supérieure du Québec du 7 au 21 septembre. Lors de l’achat d’Air Canada par le secteur privé, la loi prévoyait que les centres d’entretiens devaient être situés à Montréal, Mississauga et Winnipeg. Or selon, M. Guay, l’esprit de la loi voulait que ces centres demeurent ouverts. Air Canada ne respecte pas l’esprit de cette loi estime-t-il.

Afin de bloquer la tenue d’un encan en août qui liquiderait le centre de révision général, ils ont demandé à Jean-Marc Fournier, alors ministre de la Justice et député de Saint-Laurent avant le déclenchement des élections, de déposer une injonction.

Le syndicat espère pouvoir tirer profit des élections provinciales. Notons d’ailleurs que l’ancien président du syndicat d’Aveos Jean Poirier, se présente pour le Parti Québécois dans la circonscription de Mercier.

 M.Guay estime que le secteur d’aéronautique peut être sauvé au Québec, « Il faut que l’on fasse quelque chose de différent, hors de l’ordinaire » croit-il. Il estime qu’en offrant des produits spécialisés, comme la conversion de cabines ordinaires en cabines de luxe, les travailleurs de l’aéronautique au Québec arriveraient à répondre à un créneau spécifique.

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