Saint-Léonard

Transfert d’écoles : l’incertitude se poursuit à la CSEM

Transfert d’écoles : l’incertitude se poursuit à la CSEM
Photo: Félix Lacerte-GauthierLa présidente de la CSEM, Angela Mancini.

Les commissaires de la Commission scolaire English-Montreal (CSEM) se sont réunis mercredi soir et ont rencontré les parents afin de faire le point, à la suite de l’impasse dans les négociations avec la CSPI. Pour l’instant, l’incertitude prévaut.

« On attend toujours la décision du ministre et de voir ce qu’il décidera au conseil des ministres, résume la présidente de la CSEM, Angela Mancini. On n’a pas encore eu d’information définitive qui a été donnée là-dessus. »

Elle souligne que la commission étudiera tous les recours à sa disposition.

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, avait donné aux deux commissions scolaires une date limite fixée au 10 juin pour s’entendre. Faute de quoi, il menaçait d’imposer le transfert de trois écoles anglophones vers la CSPI afin de pallier le manque de classe disponible dans celle-ci.

Lors d’un passage à la radio mardi matin, il a cependant affirmé qu’il laisserait encore 10 jours aux deux commissions scolaires pour en venir à une entente.

« On est prêt à se rassoir à la table avec la CSPI, mais j’espère seulement qu’on puisse reprendre les négociations, s’inquiète Mme Mancini. En raison de l’ultimatum du ministre, ils n’ont pas d’incitatif à s’assoir avec nous. » Elle ajoute que les négociations n’ont d’ailleurs pas encore repris.

Pour elle, la solution la plus simple à court terme serait celle d’un partage des écoles, qui leur permettrait d’avoir davantage de temps pour envisager la suite des choses.

« Les parents se sont vraiment mobilisés pour dire qu’ils préféreraient la cohabitation. Ça nous donnerait aussi l’opportunité de consulter notre communauté sur la problématique. »

Du côté de la CSPI, on indique être en attente des détails concernant le transfert envisagé avant de commenter son contenu ou ses conséquences.