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Un chantier de construction de plus de deux ans à Saint-Léonard

Ce printemps, la Ville de Montréal prévoit amorcer un chantier de construction d’envergure à Saint-Léonard. Une nouvelle conduite d’aqueduc sera installée sous la rue Jarry. Les travaux devraient durer près de deux ans et demi.

Si tout va comme prévu, le chantier devrait se mettre en branle en mai et se terminer 30 mois plus tard, à l’automne 2016. Les travaux s’étaleront sur une distance de quatre kilomètres, de l’intersection des rues Jarry et Champ d’Eau jusqu’à la 18e avenue.

Il est encore trop tôt pour dire avec précision quelles seront les entraves à la circulation qui seront occasionnées par les travaux, mais la Ville compte les réduire au maximum. Rien n’est confirmé, mais elle souhaite construire la conduite en tunnel sous la circulation.

« Il y aurait donc utilisation d’un tunnelier, quelque chose qui ne se fait pas fréquemment. Ça diminuerait les inconvénients pour les riverains puisqu’on travaillerait sous le sol. Il n’y aurait donc pas besoin d’excaver », explique Philippe Sabourin, chargé des communications à la Ville-centre.

Les travailleurs n’auraient qu’à percer la chaussée et y installer une rampe pour déployer le tunnelier.

Prévenir plutôt que guérir

En 2014, sur l’ensemble de son territoire, la Ville projette investir 132 M$ au niveau de la voirie et 198 M$ dans les égouts et le réseau de conduites d’eau potable. L’investissement permettrait de reconstruire 80 km de chaussée et de trottoir ainsi que 100 km de conduites d’égout et d’aqueduc. Cependant, en tenant compte des imprévus et des situations d’urgence, elle vise un taux de réalisation de 75 %.

« La ville est consciente qu’il y a un déficit d’entretien. Depuis quelques années, on a de nombreux bris et plusieurs situations d’urgence. La difficulté, c’est d’arrivée à planifier, à intégrer et à coordonner nos travaux », souligne M. Sabourin.

Selon lui, la Ville tente de plus en plus de coordonner ses efforts afin d’optimiser ses interventions. En utilisant des systèmes informatiques d’aide à la décision (SIAD), elle peut recouper les données sur l’état des chaussées, des égouts et des conduites d’eau potable afin de réaliser d’un seul coup ses travaux plutôt que de planifier trois chantiers distincts. En utilisant de nouvelles technologies, elle croit pouvoir agir avant que les bris ne surviennent. De cette façon, moins de travaux planifiés seront reportés.

« On pourrait avoir à l’avenir des économies d’argent d’environ 35 %. Nous espérons aussi diminuer les impacts sur les citoyens et la circulation de 45 %. »

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