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Le CSSS veut faciliter la vie à ses usagers

Écrire pour mieux se faire comprendre : c’est le défi que s’est donné le Centre de santé et de services sociaux de Saint-Léonard et Saint-Michel (CSSS). Des intervenantes ont créé un nouveau dépliant informatif conçu spécifiquement pour les gens qui ont un faible niveau de littératie.

Danique Edmond, infirmière-conseil en prévention clinique, en collaboration avec Kathleen Lapointe, membre de l’équipe des communications du CSSS, a écrit un document novateur pour pallier les difficultés en lecture qu’éprouvent certains usagers.

Selon les instigatrices du projet, les documents habituellement publiés emploient trop souvent des phrases complexes et un jargon médical compliqué, incompréhensibles pour les gens qui ont des difficultés en lecture, des problèmes de vision ou dont le français n’est pas la langue maternelle.

Le nouveau dépliant présente les services offerts par les CLSC de Saint-Léonard et Saint-Michel dans un langage clair, précis et vulgarisé.

« Par exemple, les gens dans le milieu de la santé préfèrent utiliser l’expression interruption de grossesse. Mais le terme avortement est plus significatif pour monsieur et madame tout le monde », souligne Mme Lapointe.

La brochure, d’une quinzaine de pages, explique sommairement à la population comment accéder aux divers services directs, dont la radiologie, l’accueil psychosocial et la santé sexuelle et reproductive.

Des services sous-utilisés

Le prospectus a été conçu pour augmenter l’affluence dans les installations du CSSS de Saint-Léonard et de Saint-Michel.

« Si nos services sont moins utilisés, ce n’est pas nécessairement en lien avec l’offre, mais plutôt avec la méconnaissance », affirme Mme Edmond.

Les conséquences liées au manque de compréhension peuvent être lourdes. Si les résidents du territoire ne peuvent décoder les documents, ils risquent d’ignorer des soins qui les aideront à se maintenir en santé.

Une image vaut mille mots

Le dépliant, qui a circulé dans tous les départements du CSSS avant d’être approuvé, a remis en question certaines habitudes prisées dans le milieu médical.

« On est habitué d’utiliser des mots compliqués. Ils démontrent le savoir et l’éducation universitaire. Mais les termes complexes ne sont pas compris par tout le monde. Il faut se remettre en question », plaide Mme Edmond.

Une version antérieure du document multipliait également les couleurs et superposait plusieurs éléments graphiques au sein d’une seule et même image.

« L’image parle plus que l’écrit, ajoute-t-elle. On a mis l’accent sur ça. Quand on regarde un document, il faut comprendre tout de suite de quoi il s’agit. »

Les conceptrices ont consulté des citoyens de tous âges issus de différents groupes socioculturels afin d’obtenir leurs impressions. Ceux-ci les ont convaincues que l’esthétisme devait céder sa place à l’efficacité.

« Nous, on le trouvait bien beau. Normalement, c’est ce qu’on aurait produit. Mais comme on a poussé la démarche, on a épuré les dessins, on a grossi les images et on a simplifié les couleurs », précise Mme Lapointe.

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