L'insertion et le basketball font bon ménage
Le Club de basketball de Saint-Léonard, aussi appelé D.O.D. basketball, a le vent dans les voiles. En plus de voir son nombre de membres augmenter, l’association organise à nouveau le festival Force d’une équipe.
« Il y a eu une hausse des d’inscriptions. On a terminé notre saison en juin et le téléphone n’a pas arrêté de sonner depuis le mois de juillet. On a entre 60 et 80 jeunes », indique le directeur du club, Beverley Jacques.
Le festival
Pour sa seconde année, l’événement Force d’une équipe est de retour à l’école primaire Alphonse-Pesant.
« On l’avait fait l’année dernière et ça avait bien fonctionné. On travaille avec la Ville, Gestion multisport et avec l’école Alphonse-Pesant pour aider les enfants du coin Viau-Robert », explique M. Jacques.
« On a fait ça pour contrer l’isolement, ajoute-t-il. On ne veut pas qu’ils soient laissés à eux-mêmes. Ce projet vise l’insertion sociale et le raccrochage scolaire. Il y a déjà des jeunes qui ne sont pas motivés à aller à l’école, au primaire. Le festival aide alors un peu. »
En plus de motiver les écoliers, le projet a permis à certains participants de pousser plus loin leur passion du basketball.
« On a réussi à recruter des filles et des garçons grâce à ce projet. Ils en avaient tellement manger, qu’ils sont maintenant à un niveau avancé [dans ce sport]. Les effets sont plus grands qu’on avait imaginé. Je ne pensais pas qu’il y aurait cet impact-là », soutient-il.
Invité de marque
Pour sa deuxième année, le festival accueillera une vedette du basketball en fauteuil roulant, David Eng. Cet athlète a remporté plusieurs médailles olympiques, dont une d’or aux Jeux de Londres, cet été.
« C’est quelqu’un qui n’a pas eu les chances que nos jeunes ont eues, mais il a été capable de se rendre quelque part. On a des gars qui sont aptes, qui ont toutes les habiletés et c’est le basketball en fauteuil roulant qui nous représente le mieux sur la scène internationale. Je lui donne beaucoup de crédits et de respect. C’est d’ailleurs une avenue que j’aimerais que D.O.D. prenne. Ça ouvrirait nos horizons », souligne-t-il.