Union Montréal : partir ou rester?
Pour la conseillère d’arrondissement Lili-Anne Tremblay, il n’y a pas de doute qu’elle souhaite rester jusqu’au bout. Ayant été élue sous la bannière d’UM, elle veut terminer son mandat au sein de ce même parti.
« Je ne dis pas que tout est rose. Il y a des choses qui se passent et ce n’est pas drôle. Je veux rester parce que selon moi, ce n’est pas en fuyant le parti qu’on règle les choses et qu’on devient responsable. La justice va faire son travail et comme tous, je souhaite que les personnes qui ont fait des mauvaises choses paient », fait-elle valoir.
Selon Mme Tremblay, les citoyens devraient se poser des questions sur les motifs qui ont poussé plusieurs élus à quitter le parti, surtout parce que c’est une année électorale, dit-elle.
La conseillère ne croit pas que la dissolution d’UM soit une solution, elle croit qu’il y a des réflexions à avoir concernant l’avenir de la formation et les orientations qu’elle souhaite prendre.
Le doyen de la mairie léonardoise, Dominic Perri, qui siège depuis plus de 30 ans comme conseiller à Saint-Léonard, a un avis semblable à celui de sa collègue. M. Perri estime avoir un contrat à respecter envers la population qui l’a élu sous la bannière d’UM.
« Il y a des gens qui nous ont élus parce qu’ils voyaient en notre formation un programme auquel ils s’identifiaient. On ne peut pas prendre de décision sans penser à ces personnes », croit-il.
Sachant que le maire de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, est en réflexion quant à son avenir politique, le Progrès Saint-Léonard a demandé au conseiller Perri s’il souhaite se présenter au poste de maire.
« Tant que M. Bissonnet sera là, la place est pour lui. En ce moment, il est en réflexion, c’est certain que s’il choisit de quitter la politique, j’aurais une décision à prendre. Je suis à Saint-Léonard depuis très longtemps, je connais les citoyens et leurs besoins », confie-t-il.
Rappelons qu’il y a quelques semaines, M. Bissonnet avait qualifié le départ du maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire de difficile.
Au mois de novembre, lorsqu’il avait été nommé au nouveau comité exécutif, il avait souligné espérer que la stabilité revienne à UM. Il disait encore se retrouver dans les valeurs du parti.
Le conseiller Robert L. Zambito a également mentionné lui aussi réfléchir. Prochainement, les 32 élus d’UM se réuniront pour savoir quel est l’avenir de leur parti.
Le conseiller Mario Batista était en vacances au moment de mettre sous presse.