Perquisition à Saint-Léonard : l’arrondissement réagit
Vers 16 h 10, le 19 février, une vingtaine de policiers ont débarqué à la marie de Saint-Léonard. Le même scénario s’est produit à l’Hôtel de Ville de Montréal et dans cinq autres arrondissements montréalais.
« Nous avons collaboré avec la police. Des personnes ont été assignées pour les accompagner dans leurs recherches ainsi que pour leur donner des documents et les faire accéder aux serveurs », explique le chef de division – relations avec les citoyens et communications de Saint-Léonard, Richard Caron.
Il a indiqué que les enquêteurs ont rencontré la greffière de l’arrondissement relativement à des factures. Les policiers ont également fouillé des classeurs des Services administratifs.
« Ils ont passé au peigne fin l’ensemble des classeurs. Tout s’est fait de façon respectueuse de part et d’autre », ajoute M. Caron.
Rappelons qu’à Saint-Léonard, trois des quatre membres du conseil sont en poste depuis plus d’une dizaine d’années. Questionné à savoir comment les conseillers Batista, Perri et Zambito avaient réagi à la suite de cette perquisition, qui vise des années où ils étaient élus, M. Caron a dit que tous avaient collaboré sans donner plus de détails.
« M. Zambito et M. Perri avaient leurs clés de classeurs sur eux et la police en avait besoin. Ils sont donc venus les porter et ont collaboré », fait-il savoir.
M. Caron n’a pas voulu indiquer si le maire et les autres conseillers avaient été rencontrés par les investigateurs.
La journée de la perquisition, il était possible d’apercevoir les enquêteurs dans le bureau de la secrétaire du maire Bissonnet, dans un bureau qui semblait être celui du directeur d’arrondissement, Gilles Rainville, ainsi que dans celui d’un des conseillers.