Journal d’un immigrant
Pendant 24 semaines, huit jeunes ont pris part aux ateliers proposés par l’AIEM, en prévision d’intégrer le milieu scolaire ou le marché du travail québécois.
« On leur donne un maximum d’information pour faciliter leur démarche. À l’issue du programme, le défi est de faire en sorte que chacun puisse s’orienter vers le milieu scolaire ou le marché du travail », fait valoir Jacques Mian, chargé de projet, précisant du même coup que six des huit participants effectueront « un retour aux études en ayant une idée claire de ce qu’ils veulent faire ».
Au terme de leur formation, les participants ont réalisé un projet d’envergure : la rédaction d’un journal. Celui-ci est alimenté de textes relatant leur histoire et leurs préoccupations.
« Je leur ai inculqué quelques notions de journalisme, ils ont rédigé des textes et j’ai corrigé leurs fautes d’orthographe.
« Dans ce journal, on a décidé de lancer un débat sur les valeurs québécoises. Les participants ont tous donné leur opinion sur différents enjeux. Ils ont aussi relaté leur parcours et les raisons pour lesquelles ils se sont retrouvés au Canada. C’est une sorte d’autoportrait », explique le responsable.
Une copie de la publication a été remise aux participants et à leurs proches présents à la cérémonie. Une version électronique du journal sera bientôt accessible sur le site Internet de l’organisation (www.aiemont.com).
Barrière langagière
Selon M. Mian, la plus grande difficulté à affronter pour les participants du programme est la maîtrise de la langue française.
« Nous avons certaines personnes dont la langue maternelle n’est pas le français. Nous avons donc dû mettre l’emphase sur les notions de vocabulaire, de grammaire, d’orthographe et de conjugaison. Plusieurs participants ne pouvaient pas obtenir leur équivalence de diplôme auprès du ministère de l’Éducation parce qu’ils ne possédaient pas une connaissance suffisante de la langue », explique-t-il.
Pour en savoir plus, on consulte le site Internet de l’organisme au www.aiemont.com.