Révision de la dotation : Applebaum rencontre Bissonnet
Il s’agissait de la 12e rencontre du genre pour M. Applebaum et comme les fois précédentes, il a assuré que les discussions ont été cordiales et constructives.
« Ça va très bien jusqu’à maintenant. À Saint-Léonard, vous avez des élus qui ont une bonne connaissance de la réalité sur le terrain et des besoins de la population. Ils m’ont préparé un document dont je vais prendre connaissance. Je vais prendre en considération toutes les suggestions et les demandes pour travailler avec le service des finances pour élaborer des recommandations.
« La situation telle qu’elle est ne peut plus durer. Il faut trouver de nouvelles sources de financement. Il faut donc prendre en compte les besoins de chaque arrondissement et arriver avec des pistes de solution. Toutes les options sont envisagées », a indiqué M. Applebaum, soulignant du même coup que les pistes de solutions seront dévoilées en juin.
Il a insisté sur le fait qu’il fallait « respecter la capacité des contribuables à payer ». Il a aussi indiqué que les représentants des différentes formations politiques devaient être unis pour être ensuite capables de faire valoir le potentiel économique de la Ville de Montréal auprès du gouvernement québécois, et ainsi, trouver de nouvelles sources de financement. Selon lui, il est « impossible de gouverner » qu’avec les revenus issus de la taxe foncière et il faut penser un « financement à long terme ».
Pour sa part, le maire de l’arrondissement a insisté sur les caractéristiques du territoire qu’il gouverne.
« Depuis la fusion, Saint-Léonard a subi une hausse de 9 % de sa population. Dans l’arrondissement, environ 20 % des gens ont plus de 65 ans et 40 % de nos citoyens sont des immigrants. De ce nombre, 45 % sont des nouveaux immigrants. Il faut donc des services pour desservir cette population. À Saint-Léonard, nous sommes fiers des services de proximité que nous donnons, mais il a quand même fallu que nous instaurions une taxe spéciale pour boucler notre budget », a fait valoir M. Bissonnet.
Saint-Léonard, parmi les moins taxés
Le maire Bissonnet souhaite que la dotation de son arrondissement soit revue à la hausse, faisant valoir que son administration, lors du dernier exercice financier, a été contrainte à mettre en place une taxe spéciale pour atteindre à l’équilibre budgétaire. Or, Saint-Léonard figure au deuxième rang des arrondissements les moins taxés. D’autres secteurs, notamment ceux du Plateau – Mont-Royal et d’Anjou, sont aux prises avec un taux de taxation beaucoup plus élevé et ont été dans l’obligation d’implanter des mesures drastiques pour faire des économies. Malgré tout, M. Bissonnet croit que sa demande est justifiée.
« Cette année, nous avons eu une dotation de 38 M$. Il a donc fallu trouver un surplus de 1,5 M$. Nous avons coupé cinq postes et nous avons fait des coupes budgétaires. Nous avons quand même dû implanter une taxe locale. L’augmentation moyenne du compte de taxe est environ de 1,7 %. On n’a pas eu de plaintes de nos concitoyens », a-t-il avancé.
Cependant, l’absence de plainte ne justifie pas le statu quo, croit le magistrat.
« Le jeudi soir, à la bibliothèque, il n’y a pas de service. Durant l’été, elle est fermée le dimanche après-midi. Quant à l’entretien des rues et des trottoirs, on fait l’asphaltage d’une rue du côté ouest et de deux ou trois rues du côté est. Il faut donc assurer la continuité de la réfection de la voirie.
« Ici, lors du déneigement, on a plein d’entrées charretières. Quand il neige, les gens font affaire avec des entrepreneurs privés et ça crée des bancs de neige qui sont glacés. Les gens, qui sont habitués d’avoir un bon service de déneigement, appellent donc pour faire des plaintes. On a profité d’une autre petite bordée de neige pour déglacer et les enlever », explique M. Bissonnet.
Zone industrielle
L’arrondissement de Saint-Léonard comporte une zone industrielle. Toutefois, celle-ci est en pleine phase de revitalisation. Afin d’insuffler un nouveau souffle à l’économie léonardoise, M. Bissonnet souhaite développer le créneau de l’alimentation.
Il souhaite que la Ville-centre contribue financièrement au redéveloppement de la zone industrielle léonardoise.
« Notre parc industriel, il faut le redynamiser. Il faudrait que l’on ait un petit budget afin d’embaucher un commissaire industriel pour s’occuper de ça », a-t-il indiqué.