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« Un pôle de savoir » à Santa Cabrini

De nouveaux espaces entièrement dédiés à l’étude et équipés de la technologie de pointe, voilà à quoi ressemble le nouveau centre de formation de l’hôpital Santa-Cabrini. Avec ces nouvelles installations, l’hôpital espère obtenir prochainement un statut d’hôpital affilié à un centre universitaire, soit l’Université de Montréal (UdeM).

Inauguré officiellement le 19 mars, le centre de formation constitue la troisième phase d’un projet de développement d’un nouveau pavillon mis en œuvre en 2008.

Lors de la cérémonie, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, a tenu a rappelé que tout comme plusieurs autres établissements hospitaliers de la métropole, l’hôpital Santa-Cabrini est destiné à avoir de grands développement pour améliorer la situation.

« 70 à 80 % de l’énergie que je mets dans le réseaux, je le fais à Montréal », a-t-il ajouté lors de son intervention.

Affiliation entre Santa-Cabrini et l’UdeM?

Pour le chef du département de l’urgence et coordonnateur de l’enseignement médical à l’hôpital Santa Cabrini, le docteur Anas Nseir, l’ouverture de ce nouveau centre de formation est l’occasion de consolider un partenariat avec l’UdeM.
« En 2005, nous étions un établissement qui offrait un projet d’enseignement modeste. Nous avions un étudiant par mois. Depuis, le nombre d’élèves en médecine qui passent par Santa-Cabrini n’a cessé de s’accroître. Aujourd’hui, nous sommes à près de 120 étudiants par année », a-t-il dit.
Le Dr. Nseir a confié être en négociations avec l’UdeM afin d’obtenir un statut officiel d’hôpital affilié d’ici la fin de l’année.
« Nous espérons que cette entente verra le jour bientôt. À ce moment-là, nous pourrons donner la formation à des résidents soit en médicine familiale ou en d’autres disciplines », a-t-il mentionné.
Grâce à ses quatre salles dédiées à l’enseignement médical et son nouveau matériel, le Dr. Nseir est très positif quant à son association avec la faculté de médecine de l’UdeM. De plus, une salle de formation en soins infirmiers qui inclut un lit d’hôpital, trois mannequins complets, quatre torses de réanimation et plus encore, a également été conçue.
Une salle d’extension équipée d’un écran tactile et d’un téléviseur, qui peut être divisée par une cloison amovible, a été pensée pour répondre aux besoins des étudiants qui viendront suivre leur formation au centre.

Urgence engorgée et avenir de la relève

Conscient de la situation difficile des centres hospitaliers, le Dr. Bolduc a voulu se montrer rassurant quant à l’avenir des hôpitaux de la grande ville. Le ministre a souligné que malgré un taux d’occupation extrêmement élevé, l’hôpital Santa-Cabrini offre un service de qualité.

« L’hôpital Santa-Cabrini a l’une des urgences les plus modernes. C’est une urgence qui est grande, où on peut doubler le nombre de civières. Mais notre objectif est de monter les patients aux étages. De limiter le nombre de patients qui ne demeurent que 24 heures dans l’établissement », a dit le ministre, soutenant qu’il suit la situation de Montréal de très près.

Le Dr. Nseir a expliqué qu’il est difficile d’établir où exactement se situe la pénurie.

« Nous avons, je crois, un manque de ressource à la fois hospitalière et pré-hospitalière, donc en terme de soins de première ligne. Nous avons une population qui est âgée dans l’est de Montréal et qui est très malade. Les besoins sont donc toujours en augmentation de façon exponentielle. […] Également, nous avons des patients qui viennent consulter directement à l’urgence alors qu’ils n’ont pas de médecin de famille », a-t-il dit, soulignant qu’avec un réseau de première ligne plus fort, cela permettrait de désengorger l’urgence de l’hôpital.

Avec l’ouverture du centre de formation et la possible affiliation avec la faculté de médecine de l’UdeM, le Dr. Nseir espère que le nombre d’étudiants double dans les années à venir.

« Quand on devient un centre affilié, pour le recrutement du personnel, c’est quelque chose de positif. Actuellement, beaucoup de mes élèves veulent revenir travailler. Ici, les étudiants peuvent voir différentes pathologies. Ils apprennent à travailler avec une population multiculturelle ce qui les prépare pour l’avenir », a-t-il affirmé.

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