De grands projets pour les tout-petits
Depuis quelque temps, les membres de la concertation cogitent sur différents projets qu’ils désirent mettre sur pied. Toutefois, leurs ressources financières sont insuffisantes. Ils ont donc décidé de soumettre leurs projets au programme Avenir d’enfants afin d’obtenir une aide financière.
« Avenir d’enfants soutient des initiatives de quartier en injectant des fonds pour faire du développement local. Il y a un encadrement qui est assez rigide, mais nous avons décidé de nous pencher sur la manière d’utiliser cet argent pour réaliser les projets que l’on avait déjà décidé de faire. On n’a pas déposé des projets pour correspondre à leurs critères, mais plutôt pour répondre à nos besoins », fait valoir Pierre Fournier, organisateur communautaire au centre local de services communautaires (CLSC) et membre de Concertation petite enfance.
Initiatives
Avec l’argent reçu, la table de concertation souhaite embaucher une personne responsable de la coordination des projets, à raison de quatre jours par semaine. Elle aura pour mandat d’instaurer et de coordonner la « Passerelle », qui vise à faciliter la transition des bambins vers le milieu scolaire. Cette initiative existe depuis maintenant trois ans sous la forme d’un projet-pilote entre les centres de la petite enfance (CPE) l’Escargot et le Jardin des merveilles et les écoles primaires Wilfrid-Bastien et Dante. La table de concertation souhaite maintenant étendre ce projet à d’autres écoles et milieux de garde.
« Les jeunes du CPE l’Escargot ont posé des questions aux grands de Wilfrid-Bastien par rapport à leurs craintes d’aller à l’école. Après cette rencontre, les bambins ont visité l’école », explique M. Fournier.
L’organisme souhaite également mettre sur pied, en collaboration avec l’Accueil des immigrants de l’Est de Montréal, des cafés-rencontre ainsi qu’un système de jumelage entre des familles immigrantes, récemment arrivées en sol québécois, et des familles d’ici. Il peut s’agir de familles québécoises francophones, comme de familles immigrantes installées ici depuis de nombreuses années, précise M. Fournier. Le but est d’informer les néo-Québécois des us et coutumes de la Belle province.
« Il y a des obstacles culturels qui relèvent des habitudes de vie. Par exemple, il faut qu’ils apprivoisent l’hiver et le type d’habillement qui s’y rattache, etc. On a déjà entendu dans des groupes de réflexion des gens qui disaient qu’il ne fallait pas laisser les enfants jouer dehors l’hiver, car ils risquaient de tomber malades », illustre-t-il.
Finalement, une partie de la subvention servira à animer les « Bambineries », une activité de socialisation offerte dans différents pavillons de parcs. Pour sa part, la concertation a ciblé ceux des parcs Ferland et Giuseppe-Garibaldi.
« Il s’agit d’un service que l’arrondissement offre aux familles. Une salle est mise à leur disposition pendant quelques heures par semaine, en matinée, pour que les parents y amènent leurs enfants pour jouer. C’est du voisinage. On veut donc proposer certaines activités et nous avons ciblé ces secteurs-là, car on y retrouve beaucoup de familles immigrantes. On veut faire du démarchage auprès des familles pour habiter le local. C’est la Maison de la famille qui va s’en occuper », indique M. Fournier.