Du Night life dans un stationnement
Fatigués d’avoir à subir les désagréments de la vie nocturne des jeunes qui s’approprient le stationnement arrière de l’école secondaire Laurier Macdonald, des résidents de la rue Follereau ont décidé de s’unir pour déposer une pétition qui, espèrent-ils, fera changer les choses.
Il est près de deux heures du matin, le 12 août, et un résident de la rue Follereau entend du bruit dans la rue. Il s’approche de la fenêtre et voit des jeunes s’avancer vers les voitures stationnées dans la rue, dont la sienne. Le lendemain, en parlant avec des voisins, ils apprennent qu’au moins quatre d’entre eux se sont fait vandaliser leur automobile. Les contrevenants ont décidé d’enlever les écussons de marques des véhicules. Pour ce résident, c’est la goutte qui fait déborder le vase.
Depuis près de deux ans, des jeunes passent presque quotidiennement par la rue Follereau pour accéder au stationnement.
« Ça dure depuis trop longtemps. Il y a eu des petits feux qui ont été allumés, des antennes de voitures brisées, des parties de soccer organisées en pleine nuit et même des feux d’artifice! », déplore un des résidents, qui préfère taire son nom.
Il ne comprend pas pourquoi, cette petite entrée en bordure de la rue Follereau n’a pas encore été bloquée. Pour lui, des solutions simples comme l’installation d’une clôture pourraient rapidement remédier à la situation.
Au cours des deux dernières années, le citoyen soutient avoir téléphoné quelques fois au poste de police, mais souvent dit-il, les policiers ne peuvent se rendre sur les lieux dans l’immédiat.
C’est pourquoi il a préféré faire le tour de ses voisins afin de récolter des signatures et ainsi déposer une pétition à la mairie de Saint-Léonard.
Quelques heures avant la séance du conseil du 10 septembre, des employés de l’arrondissement ont installé des blocs de béton devant l’entrée utilisée par les jeunes, une solution que le maire de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, a qualifiée de temporaire, lorsqu’il s’est adressé au citoyen qui déposait sa pétition.
Interpellé sur la problématique lors de la fête du citoyen, qui avait lieu la veille, M. Bissonnet a dit que les conseillers se pencheraient sur le problème pour y trouver une solution permanente dans les semaines à venir.