De la campagne à l’assiette
Mon Panier bio-Aux Jardins d’Irisa, l’entreprise du couple établi à Saint-Félix-de-Valois, tout près de Joliette, s’engage donc, sur une période de 18 semaines réparties de juin à novembre, à fournir aux citoyens qui le veulent un panier différent toutes les huitaines.
Les citadins ont ainsi le choix entre trois paniers différents, aux coûts de 18 $, 26 $ et 33 $. Le petit panier équivaut à une portion de huit à douze légumes tandis que le contenu du panier moyen augmente de moitié et celui du grand double.
Les légumes et les fruits livrés varient en quantité et en variété d’une semaine à l’autre. Si les premières livraisons sont plus petites, « en fin de saison, c’est l’abondance », déclare M. Beaudry.
Les 170 cultivars permettent d’offrir différentes variétés d’un même légume, ce qui permet d’éviter les redondances d’une semaine à l’autre. «Ça veut dire que la salade, par exemple, tu en as 15 variétés différentes », spécifie-t-il.
« Si on est capable de produire 100 % [du contenu de nos paniers], on va le faire », mentionne Mme Barrette. Le couple espère ainsi que leurs récoltes seront suffisantes pour approvisionner les 50 paniers qu’ils déposeront à Rivière-des-Prairies et à Saint-Léonard.
Ils ont toutefois le loisir d’aller chercher jusqu’à 25 % du contenu dans des productions autres que la leur. Une possibilité que le couple veut éviter, sauf, par exemple, lorsque des produits manquent à leurs terres, comme les pommes, qu’ils iront acheter à des pomiculteurs l’automne prochain.
Cela devrait changer au cours des prochaines années, alors qu’ils prévoient planter un verger d’arbres fruitiers (pommes, poires, prunes, cerises, etc.), notamment, ainsi que des arbres à noix et des asperges.
Les avantages du bio
L’alimentation biologique n’est plus une nouveauté. Bien des familles connaissent ses vertus, mais craignent toutefois le prix qui vient avec, considéré comme plus élevé que celui des aliments réguliers.
Pour le couple de maraîchers, leurs prix se comparent à ceux des épiceries. Un ménage peut même s’en tirer avec moins de 20 $. « Disons qu’une famille de quatre qui mange peu à moyennement de légumes, le petit panier peut aller », croit Mme Barrette.
En plus de leur valeur inhérente, comme le fait qu’ils ne sont pas cultivés avec des engrais chimiques, les aliments biologiques des paniers sont très frais.
« On cueille la journée d’avant ou le jour même », dit M. Beaudry, qui insiste sur le fait que ses produits polluent moins que ceux qui sont importés d’autres pays.
« Ça se conserve beaucoup plus longtemps que les produits conventionnels », indique de son côté Mme Barrette, avant de laisser son conjoint affirmer, un brin philosophe, que « ce qui prend le temps de pousser prend le temps de bien vieillir ».
Mon Panier bio-Aux Jardins d’Irisa offre aussi à ses clients quelques produits particuliers, comme les gousses d’ail biologiques et les nombreuses fines herbes qui poussent dans ses champs.
« On va avoir un panier d’échange, annonce aussi M. Beaudry. Si quelqu’un n’est pas fort sur les carottes, il peut les échanger. »
Enfin, l’entreprise lanaudoise permet à ceux qui partent en vacances et qui ne veulent pas céder leur panier à des proches de reporter une livraison hebdomadaire à la fin de la saison.