Une halte pour se ressourcer
Ce nouveau service fait écho à la consultation publique qui a eu lieu à l’automne et qui visait à cerner les besoins des aidants naturels. Lors de cette rencontre, les participants avaient soulevé les problèmes d’incompréhension, de culpabilité et d’épuisement auxquels ils sont confrontés.
Afin de rejoindre la plus grande clientèle possible, l’organisme a décidé de « ne pas se camper dans un seul créneau ».
« On se laisse jusqu’en avril pour développer trois axes : le partage autour de différents thèmes, la collecte d’information et la socialisation », informe Johanne Pitt, directrice de l’organisme, qui annonce, du même coup, qu’un bilan sera dressé en avril et le tir réajusté au besoin.
L’organisme a décidé de cerner des enjeux qui touchent directement les aidants naturels, n’hésitant pas à aborder des sujets délicats comme la question du testament et du mandat en cas d’inaptitude, la culpabilité et le droit à une vie personnelle épanouie malgré les responsabilités.
Des activités dites « plus légères », telles que des sorties au restaurant ou au cinéma sont également offertes pour permettre aux aidants naturels de « changer le mal de place ».
Un service de répit est offert gratuitement pendant les rencontres. L’organisation désire toutefois étendre son offre de service à la journée entière. Une demande de subvention de l’ordre de 25 000 $ a été déposée auprès des Œuvres du Cardinal Léger pour permettre l’embauche d’une auxiliaire familiale.
« Il y a certaines tâches que les bénévoles ne sont pas habilités à faire, notamment les changements de couches et les déplacements sécuritaires. Il en faut une pour supporter le groupe de bénévoles. Si on reçoit la subvention, elle va venir une journée par semaine pendant un an. Les participants à l’activité du jeudi auront donc un petit plus, car ils pourront bénéficier d’une journée complète de répit. Ça veut dire que le matin, ils vont pouvoir aller chez la coiffeuse, et se faire belle pour la sortie au restaurant de l’après-midi, ou alors prendre du temps pour eux. Ça leur fait une belle journée », fait valoir Mme Pitt.
Les activités débuteront le 19 janvier et se tiendront les jeudis, toutes les deux semaines. Certaines seront offertes en après-midi tandis que d’autres auront lieu le soir, pour permettre aux travailleurs d’y assister. Aucune inscription n’est requise. On souhaite permettre aux gens de sélectionner seulement les événements qui les intéressent.
Ouverture sur la communauté
Lors des portes ouvertes pour le lancement de la halte-ressource, une dizaine de personnes se sont présentées dans les locaux de la rue du Hautbois. Malgré un nombre restreint de visiteurs, l’organisatrice a eu une belle surprise : un représentant de la Services communautaires canadiens-italiens (SCCI) du Québec a approché le Centre des aînés afin de développer un partenariat.
« On va avoir une belle collaboration. On a réalisé qu’il y avait des services que la SCCI pouvait nous offrir. Elle va peut-être animer une de nos rencontres. Elle a aussi proposé de rédiger un petit guide avec des mots et des expressions en italien pour nous aider à mieux interagir avec notre clientèle italophone qui est de plus en plus nombreuse. Je trouve ça génial! », annonce avec enthousiasme la directrice, qui invite également les autres communautés culturelles à s’impliquer auprès des aînés.
Pour en savoir davantage sur la halte-ressource, on communique avec le 514 326-4116.