Sud-Ouest
12:09 2 avril 2020 | mise à jour le: 2 avril 2020 à 14:12 temps de lecture: 2 minutes

Commerce placardé dans Griffintown

Commerce placardé dans Griffintown
Photo: Facebook

Des planches de bois recouvrent désormais portes et vitrines de la boutique West Elm, dans Griffintown. Une décision que comprend mal le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Les Quartiers du Canal.

Aucune directive gouvernementale n’explique la nécessité de protéger ainsi les devantures.

«Au niveau de la crise et de la contagion, on n’en est pas là. Je ne pense pas que le virus va traverser les fenêtres. Je n’ai pas eu non plus du côté de la police un rapport m’indiquant des gestes de vols ou de vandalisme», soutient Robert Laramée.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs s’interrogent sur l’avenir des commerces en voyant le placardage.

Comme bien d’autres services non essentiels, le West Elm a fermé temporairement en raison de la COVID-19, le 17 mars. Le magasin de meubles de la rue Wellington a référé La Voix Pop au service des communications de l’entreprise américaine, qui n’a pas répondu à nos questions.

Insécurité

Ce choix peut aussi projeter une image négative du quartier. «Ça lance un message insécurisant», mentionne M. Laramée.

Si le placardage vise à prévenir les actes de vandalisme, la SDC a mis sur pied en 2017 un fonds aux commerçants victimes de méfaits, rappelle-t-il. Ce programme aide à réaliser les réparations rapidement et à couvrir les frais.

«C’est pour faire en sorte que, dans les deux heures qui suivent, il n’y ait pas de placardage parce que d’autres fenêtres et vitrines sont installées en remplacement», explique le directeur général.

M. Laramée indique que peu de commerçants sont au courant de ce fonds, mais il prévoit maintenant en faire davantage la promotion.

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