Possible fermeture d’un bureau de poste
Lors d’une conférence de presse tenue le 25 juillet, la section locale de Montréal du syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) et le Nouveau Parti démocratique ont exprimé des inquiétudes face à cette possible fermeture.
«Ce comptoir-là est très rentable», soutient Alain Duguay, président de la section locale de Montréal du STTP, qui parle d’une «privatisation en douce» de la société.
Depuis 2012, ce sont près d’une quarantaine de bureaux qui ont été fermés au pays dont une dizaine dans la région de Montréal.
Deux emplois sont en jeu. Dans le cas d’une fermeture, un processus prévoir leur reclassement.
Le député néo-démocrate de Jeanne-Le Ber, Tyrone Benskin, et son collègue dans Rosemont-La Petite Patrie, Alexandre Boulerice, porte-parole de l’Opposition officielle en matière de Travail, sont préoccupés par la perte de ce service dans ce quartier. «La proximité des services est extrêmement importante pour les résidents, ainsi que pour les entreprises du quartier», estime M. Benskin, qui invite les citoyens de la circonscription à se faire entendre lors de consultation portant sur l’avenir du bureau.
«J’invite mes concitoyens à faire connaître leur opinion au plus vite afin que Postes Canada puisse prendre une décision éclairée et basée sur les besoins réels de notre communauté», dit-il.
Postes Canada est «dans une période de transition. On s’ajuste aux nouvelles habitudes des gens», explique Anick Losier, directrice des relations avec les médias chez Postes Canada. «Il y a moins de visites au bureau de poste, souligne-t-elle. Les gens ont changé leur façon de communiquer.»
«On regarde notre réseau de façon pointue», dit-elle. Entre 2006 et 2012, un milliard de lettres de moins ont été postées par les Canadiens. «C’est une tendance qui s’accélère», note Mme Losier, le modèle d’affaire qui reposait sur le traitement de lettres ne fonctionne plus. En moyenne, les ménages canadiens expédient deux lettres par mois, et le traitement de colis ne parvient pas à compenser.
«Nos revenus ne paient pas pour nos opérations, signale Anick Losier. Le modèle de Postes Canada n’est pas viable à long terme.»
Pour servir la population, on trouve dans un rayon de 1 kilomètre du bureau de la rue Saint-Jacques dix comptoirs postaux, indique Mme Losier, précisant que Postes Canada devrait prendre une décision sur l’avenir du bureau d’ici la mi-août ou le début de septembre.