Colmatage des nids-de-poule : la nouvelle technologie sous le microscope
L’arrondissement du Sud-Ouest met à l’essai une nouvelle technologie afin de colmater les nids-de-poule. Les premiers tests ont connu des ratés alors que plusieurs réparations, pour des raisons que l’on ignore, n’ont pas duré 24 heures.
Il s’agit d’un procédé écologique qui emploie un mélange d’asphalte chaud recyclé et un solvant conçu par l’École de technologie supérieure (ÉTS). L’asphalte recyclé provient des bardeaux d’asphalte des éco-centres et de l’asphalte des travaux d’excavation. Ils sont transformés avec le solvant de l’ÉTS et appliqué par une petite usine mobile, Permaroute, de l’entreprise Solutions GRB située à St-Alphonse-de-Granby.
Les tests ont été effectués les lundi 15 et mardi 16 avril dans plusieurs secteurs de l’arrondissement, dont l’intersection des rues Des Seigneurs et Lionel-Groulx. Une centaine de trous ont été bouchés. Or dès mercredi matin, on a noté que 40% des réparations n’avaient pas tenu le coup. «Une quarantaine s’étaient vidés», a indiqué Richard Côté, chef de division aux travaux publics à l’arrondissement du Sud-Ouest. On a de nouveau procédé au colmatage de ces nids-de-poule. Jeudi, pas de problème à signaler. «Ça tenait la route», a indiqué Richard Côté.
On ignore pour le moment ce qui s’est passé. Le président de Solution GRB, André Roy, a avancé l’hypothèse d’un sabotage. À l’arrondissement, on ne se prononce pas. On attend les résultats des analyses que l’entreprise doit effectuer.
«Cette technologie innovante a déjà fait ses preuves à Cowansville, où la circulation n’est évidemment pas la même que dans le Sud-Ouest», a expliqué la conseillère municipale Véronique Fournier. Des tests effectués en 2012 ont donné de bons résultats alors que les réparations ont duré un an. La Ville de Cowansville s’est montrée satisfaite au point où elle a fait récemment l’acquisition d’un camion-usine Permaroute. Dans le Sud-Ouest, où le flux de circulation est quand même plus intense, on espère néanmoins que les essais seront probants. «Ce serait une excellente nouvelle pour l’environnement, puisque la technologie favorise le réemploi d’asphalte usé, qui serait autrement destiné à un site d’enfouissement», a souligné Véronique Fournier. «L’arrondissement envoie chaque année de 2000 à 4000 tonnes d’asphalte en provenance des travaux d’excavation à un site d’enfouissement», a-t-elle mentionné.