Verdun
19:07 13 septembre 2016 | mise à jour le: 13 septembre 2016 à 19:07 temps de lecture: 3 minutes

Sortir de l’isolement par le bénévolat

Sortir de l’isolement par le bénévolat
Photo: Gracieuseté

Après plus de dix ans d’implication dans sa communauté, Roger Brault a reçu pour la première fois le Prix pour le bénévole aîné de l’année. Un modèle d’engagement à suivre pour briser l’isolement chez les personnes âgées selon le président du Centre de santé des aînés du Sud-Ouest – Verdun

M. Brault se spécialise en accompagnement et en écoute et visite des Verdunois isolés chez eux. «Moi qui parle tout le temps, j’ai appris à écouter. C’est tellement valorisant d’entrer chez soi le soir et de savoir qu’on a rendu quelqu’un heureux en étant simplement présent», commente-t-il.

Le Verdunois donne une vingtaine d’heures de son temps chaque semaine à différentes organisations. À 72 ans, il souffre de problèmes cardiaques, mais cela ne l’arrête pas.

«Il ne faut jamais baisser les bras. En regardant autour, on se rend compte qu’il y a plus démuni que soi et il faut se dire qu’on est capable de le faire», explique-t-il.

Il a toujours aimé aider les gens et ce, depuis son enfance dans l’épicerie de son père. Il apprécie aller à la rencontre des gens, apprendre d’eux et de leurs expériences, ainsi que leur démontrer qu’ils ne sont pas seuls.

«C’est une école de vie», assure M. Brault, en souriant. Il croit que les gens devraient se mettre au bénévolat dès leur jeune âge pour mieux saisir le monde qui les entoure, mais qu’il n’est jamais trop tard pour le faire.

Rester en santé

Le Centre de santé des aînés du Sud-Ouest – Verdun, qui a remis le prix à M. Brault, valorise le bénévolat comme moyen de briser l’isolement.

Les aînés, on en compte plus de 35 000 dans le Sud-Ouest, ont la capacité de s’entraider. Les plus en santé peuvent donner de leur temps pour aider ceux qui ont moins de ressources selon le président, Dr Roger Cadieux.

«En faisant du bénévolat, on redonne un sens à la vie tout en donnant à son prochain, observe-t-il. On a tendance dans notre société à définir une personne par ce qu’elle a exercé comme métier dans le passé, alors que nous sommes plus que ça.»

Quelque 200 bénévoles gravitent autour de son organisation, dont Roger Brault. «Nous sommes chanceux d’avoir Roger auprès de nous, mais il y a encore plusieurs autres aînés à mobiliser», mentionne le Dr Cadieux, âgé de 84 ans.

Les aînés formeront bientôt plus de 25% de la population et leur nombre ne cessera d’augmenter selon les projections statistiques.

Leur santé passe par le maintien des capacités fonctionnelles. «Les aînés ne sont pas juste la responsabilité du système de santé et il ne faut pas seulement les gaver de pilules», remarque le Dr Cadieux.

Le bénévolat demeure donc pour lui, un des outils pour rester actif autant intellectuellement que physiquement.

Articles similaires