Villeray – Parc Ex – Petite-Patrie
11:29 17 mars 2021 | mise à jour le: 17 mars 2021 à 11:30 temps de lecture: 4 minutes

Françoise Abanda de retour au boulot

Françoise Abanda de retour au boulot
Photo: Gracieuseté - Jared Wickerham/Tennis Canada)Françoise Abanda en action à la Coupe Rogers au Centre Aviva à Toronto, le 3 août 2019.

Pandémie oblige, les 12 derniers mois n’ont pas été faciles pour la joueuse de tennis Françoise Abanda, tenue trop longtemps à l’écart des courts. Aujourd’hui, la Villeroise renoue progressivement avec la compétition et le plaisir de jouer.

La dernière année aura été plutôt décourageante par moment pour l’athlète québécoise.

«J’ai arrêté en mars 2020, alors j’étais sur une bonne lancée, je venais de faire une demi-finale et je m’étais aussi rendue en demi-finale au mois de février. Ç’a vraiment brisé mon momentum», confie la 315e raquette mondiale.

Une foule de compétitions sont annulées et les entraînements deviennent même impossibles à un certain moment. Abanda estime avoir perdu à peu près onze mois sans pouvoir sérieusement s’entraîner ou participer à des compétitions.

«Oui [j’étais] un peu découragée de la situation, révèle-t-elle. Finalement, j’ai pu m’entraîner, mais sans avoir de tournoi en vue, sans objectif. C’est difficile parfois de garder la motivation.»

Or, dans les trois derniers mois, les choses ont changé. Abanda s’est exilée en Floride question de se préparer à reprendre le collier. Durant le mois de décembre, elle profite d’entraînement de haut calibre et, surtout, à l’extérieur.

«C’était pour me mettre dans des conditions de tournois. Parce que quitter l’hiver pour aller jouer un match dans la chaleur, ce n’est pas la même chose. J’ai été m’entraîner en Floride, ç’a m’a aidé», dévoile-t-elle.

Elle a enfin participé à un tournoi à Atlanta au début de l’année, puis à un autre en Floride au mois de février, presque un an après sa dernière participation à une compétition.

Le défi en ce moment pour les joueuses de tennis est de trouver un tournoi qui les acceptera. Puisque la plupart des compétitions ont été annulées, il est effectivement plus difficile de se trouver une place dans un tournoi. Ils sont extrêmement contingentés mentionne Abanda.

«Toutes les filles se sont mises à s’inscrire aux mêmes tournois ce qui les rendait plus difficiles d’accès, soutient-elle. Pour des petits tournois, y’a des filles du top 50 qui vont s’inscrire, donc ça enlève beaucoup de places aux autres.»

Une passion

Françoise Abanda a développé sa passion pour le tennis en suivant sa sœur de trois ans son aînée, Élisabeth Abanda, à ses entraînements. Elle frappait des balles contre le mur pendant que les joueuses plus âgées s’entraînaient.

Puis, le réputé entraîneur Jean-Claude Lemire remarque son talent et la prend sous son aile dès l’âge de sept ans.

«Je n’ai pas été dans une académie ou un club de tennis. J’ai eu la chance d’avoir des cours privés et d’évoluer avec lui», souligne-t-elle.

Durant son adolescence, les succès s’enchaînent rapidement. Elle domine dans les tournois provinciaux et aux championnats canadiens. Elle réussit à s’illustrer dans plusieurs Grands Chelems juniors comme à Wimbledon ou encore à Roland-Garros. À un certain moment, la tenniswoman villeroise est la quatrième joueuse au monde chez les juniors.

Villeray

Cela fait un peu moins de dix ans que Françoise Abanda habite Villeray.

«C’est comme un peu au centre par rapport au centre-ville et au nord de la ville. Le quartier en lui-même est tranquille, j’aime bien ça», soutient-elle.

Elle aime Villeray pour ses parcs en été, le marché Jean-Talon, le métro, les petits commerces. Mais par-dessous tout, elle aime la proximité avec son lieu d’entraînement, le parc Jarry, où sont situés les bureaux de Tennis Canada.

«Le quartier est super bien situé. Personnellement je m’entraîne au parc Jarry, donc c’est proche de mes activités.» – Françoise Abanda

«Il manque peut-être un Starbucks un truc un peu plus centre-ville, dit-elle en rigolant. Mais après c’est bien parce qu’il y a beaucoup de cafés style européen, comme à Québec», s’empresse-t-elle d’ajouter.

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