565e lettre sur mon quartier
St-Gérard: merci pour vos commentaires
C’est dire que la situation que j’ai qualifiée de « rocambolesque » vous dérange autant qu’elle dérange les parents de Saint-Gérard, autant qu’elle me dérange. Je voudrais m’arrêter à quelques-unes des réactions.
Certains ont fait valoir que mes collègues-commissaires et moi n’aurions jamais dû accepter que la ministre ne paie pas la totalité des coûts de la nouvelle construction. L’un de vous m’a écrit: «Tu as été faible Kenneth».
De fait, dès le début, mes collègues-commissaires et moi avons adopté cette position: partout au Québec, c’est le MELS qui finance la construction et l’agrandissement d’écoles. Cela a été le cas à Victor-Doré, Joseph-Charbonneau, Père-Marquette.
Ne nous leurrons pas: les 6 M$ que nous devons investir de notre propre budget seront pris ailleurs dans le programme d’immobilisation ou ailleurs dans le budget de la CSDM… Cela ne pourra pas ne pas faire mal quelque part. Mais il fallait choisir: maintenir la position du début ou accepter la proposition de la ministre.
En acceptant la position de la ministre, nous faisions un grand pas, reconstruire l’école, donner à cette partie de Villeray l’école primaire qu’elle mérite… mais cela nous force à concevoir et déployer d’autres stratégies pour nous faire rembourser. Bref, des petits pas.
Plusieurs m’ont aussi demandé comment seraient financés tous les services que la CSDM a payés, depuis le déménagement de l’école au cégep Ahuntsic jusqu’au transfert à l’école Georges-Vanier en passant par le service de navettes, l’aménagement de la cour d’école, le service de dîner.
D’abord, posons bien le problème. Tous les aménagements qui ont été faits à l’école Georges-Vanier n’ont pas été faits uniquement pour recevoir les enfants de Saint-Gérard.
Compte tenu des travaux importants à faire dans d’autres écoles primaires, compte tenu des inspections que multiplie la direction de la Santé Publique, nous avons raison de croire que, quand ils quitteront l’école Georges-Vanier, les enfants de Saint-Gérard seront remplacés par d’autres enfants d’une autre école primaire. Autrement dit, cet espace à l’arrière de l’école Georges-Vanier devrait servir comme école de transition, le temps que nous faisons des travaux dans diverses écoles primaires.
Bref, les dépenses occasionnées sont à être intégrées dans le «dossier Saint-Gérard», mais dans d’autres dossiers aussi. Il s’agit là d’une autre négociation à entreprendre avec le MELS et le ministère de la Santé.
Plan d’urgence
L’émission 22/2 sur l’intervention dans une école a provoqué tant de curieuses réactions! Croyez-le ou non: des journalistes ont voulu avoir les plans d’urgence de chacune des écoles. Du voyeurisme!
Toutes les écoles ont conçu un plan d’urgence qui a été soumis aux autorités, notamment policières. Ce plan d’urgence doit être aussi soumis au conseil d’établissement de chacune des écoles.
À quelques reprises au cours de l’année, le comité exécutif de la Commission scolaire interroge les administrateurs sur la mise à jour des plans d’urgence des écoles, la procédure de diffusion et d’utilisation du plan d’urgence. J’invite ici les conseils d’établissement à demander à la direction d’école de faire une mise au point sur cet enjeu.
Budget du commissaire
Je rappelle aux OPP et aux CE de ne pas attendre à la dernière minute pour me faire parvenir leur projet. J’apprécierais vraiment régler cet enjeu rapidement. Les directions d’école ont toute l’information pertinente sur la démarche à suivre.
Comité des lève-tôt
C’est mardi à 8 h que se réunira le comité des lève-tôt de La Petite-Patrie. Il sera notamment question des résultats du Magasin Partage de Noël. La réunion se tiendra au sous-sol de la Caisse Desjardins De Lorimier Villeray, succursale Saint-Arsène.
Réunion du CPR Centre
Lundi soir, je participerai à la réunion mensuelle du comité de parents du Réseau centre.
La CSDM en chiffres
J’ai cru que vous seriez intéressés par quelques données statistiques. Notre population scolaire atteint maintenant plus de 110 000 élèves. Cette population se répartit ainsi:
– Préscolaire: 9 390 élèves
– Primaire: 36 052 élèves
– Secondaire: 24 394 élèves
– Formation professionnelle: 12 421 élèves
– Formation générale des adultes: 28 882 élèves (dont 14 000 adultes suivant des cours de francisation).
Nos élèves ont entre 4 et 83 ans.
L’arabe qui est parlé par 10,3% de nos élèves est maintenant la seconde langue maternelle en importance à la CSDM. Cette proportion a doublé en 10 ans.
54% de nos élèves avaient le français comme langue maternelle en 2002. Dix ans plus tard, cette proportion est tombée à 47,5%.
Des questions? Des commentaires? Écrivez-moi.
Embrassez vos enfants pour moi.