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Sécurité automobile: saison meurtrière

La conduite estivale, tout com­me la conduite hivernale d’ailleurs, compor­te son lot de pièges. Au lieu de baisser leur garde, les automobilistes doivent demeurer vigilants. Mais… vigilants à l’égard de quoi? Après tout, le temps est au beau fixe, la chaussée est sèche, bref la vie est belle!

Oui, et c’est justement à ce moment-là qu’on enfonce un peu trop l’accélérateur. Et deux fois sur trois, dit Transports Canada, c’est là que se produisent les collisions mortelles. L’été, c’est aussi des nap­pes de brouillard, le soleil qui aveugle brusquement, un orage subit et des pluies diluviennes. Autrement dit, les catastrophes se produisent aussi pendant la belle saison. Voici quelques trucs pour les éviter et rouler en toute sécurité.


Ne soyez pas dans le brouillard

La règle d’or de la conduite estivale est de réduire sa vitesse. Il est d’autant plus important de diminuer sa vélocité à l’approche d’un banc de brouillard que l’on ne sait pas ce que l’on y croisera : un véhicule arrêté? Un chevreuil traversant la route? Un enfant égaré? De plus, le taux d’humidité est élevé dans un banc de brouillard et, donc, le bitume risque d’y être mouillé. Et qui dit mouillé, dit glissant. Et qui dit glissant, dit freinage problématique. Raison de plus pour réduire sa vitesse.

Plein soleil
Le ciel est bleu, vous roulez tranquillement, les haut-parleurs diffusent votre musique préférée, le soleil descend à l’horizon. Soudain, c’est l’aveu­glement total : les rayons frappent votre pare-brise, et c’est comme si la route n’existait plus. Quoi faire quans survient un tel éblouissement? En­core une fois : réduire sa vitesse. Si tout se met brusquement à freiner droit devant, le conducteur profitera ainsi d’une zone-tampon plus avantageuse.

Et en plus de ralentir, l’automobiliste doit s’assurer d’être vu. Il n’y voit guère? Les autres ont sûrement le même problème. Il vaut donc mieux allumer ses feux de croisement, ce qui rend tout le monde plus visible.

D’une pierre deux coups

Ceux qui roulent depuis un bon moment déjà et qui, en théorie, doivent faire une pause toutes les deux heures, devraient profiter de ces quelques minutes pour s’arrêter dans une halte routière, refaire le plein de carburant ou… nettoyer leur pare-brise. En effet, si le pare-brise est négligé, dedans comme de­hors, le soleil frappera ce filtre de fumée, ces traces de doigts et ces dépôts étranges, et les rayons s’y réfléchiront comme sur un prisme, ce qui ne fera qu’embrouiller davantage la situation.

Les antibrouillards: bien ajustés!
Correctement ajustés, les phares antibrouillards sont très utiles puisque leurs faisceaux, dirigés à l’horizontale ou vers le bas, éclairent la route sous le crachin. Ayant une lumière très puissante, ils ne doivent pas être dirigés vers le haut, sans quoi ils aggravent le problème. On peut vérifier à la nuit tombée si ses anti­brouillards sont bien positionnés en stationnant son véhicule le plus à niveau possible devant un mur, puis en allu­mant tous les phares. Si les antibrouillards éclairent vers le haut ou, pire, s’ils croisent les phares de jour, vous saurez que vous devez les faire ajuster.

Les 10 commandements
Sous la pluie, comme vous vous en doutez, il importe de réduire sa vitesse. Outre cette règle d’or, neuf autres commandements sont à observer pour éviter les catastro­phes. Les voici :

  • 1   Réduire sa vitesse
  • 2   Désengager le régulateur de vitesse
  • 3   Éviter les ornières d’aquaplanage
  • 4   Effectuer de vrais arrêts
  • 5   S’assurer d’être visible
  • 6   Voir à l’entretien de ses essuie-glaces
  • 7   Se tenir loin des nids-de-poule
  • 8   Garder ses distances
  • 9   S’arrêter de façon intelligente
  • 10 Conserver ses pneus en bon état

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