Rolls-Royce de retour à Montréal
Montréal l’a déjà eue, sa concession Rolls-Royce (Decarie Motors). Mais c’était avant que la marque soit rachetée par BMW au tournant du nouveau millénaire. C’est dire que depuis presque une décennie, les portefeuilles québécois bien garnis devaient se rendre à Toronto, à Boston ou à New York pour trouver le concessionnaire Rolls-Royce le plus près.
Ou alors; ils achetaient une Bentley.
Mais la donne vient de changer. Lundi dernier, la nouvelle franchise Rolls-Royce montréalaise – la seule au Québec – a ouvert ses portes en bordure de l’autoroute Décarie, plus précisément dans les an-ciens locaux de Ferrari, sur la rue de Sorel.
Du coup, la métropole vient se joindre au nombre sélect des quelque 80 villes internationales qui disposent d’un concessionnaire de la marque automobile la plus prestigieuse qui soit. Gens d’affaires et personnalités québécoises s’étaient d’ailleurs donné rendez-vous pour souligner la chose, dans une fête de quelques heures qui aura coûté 50 000 $.
Quelques-uns en ont-ils profité pour faire l’acquisition d’une voiture? Peut-être. Une chose est sûre : avant même d’avoir ouvert ses portes, le nouveau concessionnaire avait déjà vendu 13 voitures neuves – presque toutes des Ghost, la «bébé» Rolls qui n’exige du portefeuille qu’un quart de million de dollars. Plus les options, bien sûr.
C’est à Normand Hébert et à Gad Bitton que BMW a accordé les droits de concession Rolls-Royce pour Montréal. Les deux hommes d’affaires possèdent maintenant, à eux seuls, 24 concessions automobiles. Le premier est président fondateur du Groupe Park Avenue, l’une des 300 plus importantes entreprises canadiennes selon Report on Business. Le second, fondateur du groupe Holand Automotive, se spécialise dans la location de voitures de grand luxe, en plus de posséder Lamborghini Palm Beach, en Floride.
Le nouveau concessionnaire Rolls vient s’ajouter à deux autres points de vente de la marque établis au Canada, soit un à Toronto et, depuis à peine un an, l’autre à Vancouver. Chez Rolls à Toronto, on dit que l’année 2010 a été «très bonne», avec 23 voitures neuves vendues. Voilà qui n’empêche pas les deux partenaires montréalais, qui ont investi 5 M$ dans l’achat et la rénovation du nouveau Rolls-Royce Motor Cars Québec, d’évaluer leurs ventes potentielles à 25 ou 30 voitures neuves par année.
Qu’est-ce que la Phantom?
Une Rolls-Royce Phantom, c’est d’abord un châssis construit par BMW en Allemagne, châssis qui est transporté par camion spécial jusqu’à l’usine anglaise de Goodwood. Puis, tout y est assemblé à la main – par une soixantaine de paires de mains, en fait. Celles-ci bossent en moyenne une vingtaine de jours sur chaque voiture.