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Buick LaCrosse eassist 2012: l'avantage électrique sans la complexité

Certains cons­tructeurs font dans les hybrides, d’autres dans les motorisations diesel. La tendance est aussi aux (plus) petits moteurs dotés d’un turbo. À long terme, on saura quelle technologie pren­dra le pas. Peut-être même que toutes auront voix au chapitre.

Avec son nouvel eAssist, GM fait dans la simplicité. C’est la Buick LaCrosse qui, la première (suivront la Buick Regal, puis la Chevrolet Malibu en 2013), hérite de cette assistance électrique. Celle-ci n’a pas la complexité (et les coûts) de la technologie hybride.

Elle prend simplement la forme d’un moteur électrique, en lieu et place du traditionnel alternateur. Cet organe est secondé par une série de batteries (au lithium-ion, donc de nouvelle génération) d’à peine le tiers de la capacité de celle de la Toyota Prius.

Le eAssist réalise l’économie de carburant de trois façons : en collaborant aux accélérations, en récupérant l’énergie de freinage et en éteignant le moteur aux arrêts de la circulation.

Conséquence : même si c’est un «petit» quatre cylindres de 2,4 litres (à injection directe) qui se glisse dans la grande berline de luxe, on a presque droit à la vi­gueur d’un V6… tout en conservant une consommation semblable à celle d’une voiture compacte.

Même si la fiche technique de la Buick LaCrosse eAssist indique 182 chevaux, on sent davantage de liberté sous le pied droit – on a plutôt l’impression que le moteur développe 250 chevaux.

Après nous être énervés un brin sur les belles autoroutes californiennes, nous n’avons noté qu’un frugal 7 L/100 km. En ville, parce que le moteur s’éteint aux arrêts, nous avons enregistré 9,7 L/100 km; grosso modo, c’est 20 % moins gourmand que la Buick LaCrosse V6 de 303 chevaux.

En matière de conduite, la Buick eAssist conserve les mêmes attributs que sa consœur V6 : un comportement mature et bien campé, une direction consistante (à la limite du lourd, en fait) et une suspension qui mise sur le confort sans être mollassonne. Sans provoquer de palpitations «germaniques», la voiture se laisse piloter agréablement et sobrement.

Surtout, l’apport du mo­teur électrique (15 chevaux) lui va bien. Les accélérations, même sans l’instanta­­néité des voitures 100 % électriques, sont loin d’être essoufflées. Elles le seraient si le moteur à combustion interne devait seul suffire à la tâche.

Tout est beau dans le meilleur des mondes? Pas tout à fait : GM Canada a décidé que sa Buick LaCrosse eAssist coûterait un millier de dollars de plus (35 415 $) que sa contrepartie V6. Ça paie l’avancée technologique, mais aussi les nombreux équipements à bord – car le constructeur n’offrira qu’une seule version bien nantie.

Autrement dit, ça coûtera plus cher d’être «vert».

Les pour et les contres

POUR

  • 7 L/100 km sur l’autoroute – quand même!
  • Grand confort intérieur
  • Apport électrique qui lui va bien
  • Excellente insonorisation


CONTRE

  • Plus chère que la variante V6
  • Siège conducteur au soutien lombaire trop saillant
  • Macédoines de textures
  • Commandes «hiéroglyphes»

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