BMW Série 1: Entre perfection et arrogance
La BMW Série 1, je n’en voudrais pas pour la vie de tous les jours. Avec son prix qui, même dans la version la plus haut de gamme, n’inclut ni les sièges électriques, ni la connectivité Bluetooth, je n’en voudrais pas du tout, de la BMW Série 1!
Personnellement, je ne la trouve pas jolie, la petite sportive. Ce style ramassé et ces lignes tranchantes conviennent à la majorité des modèles du constructeur allemand, mais sur une voiture de petit format, je trouve ça moins heureux. Suis-je la seule? Peut-être. Du moins si j’en crois mon voisin, qui s’est immobilisé au beau milieu de la rue, béat d’admiration, à la vue de mon cabrio rouge 135i…
Petite sportive
Certes, une petite voiture sport reste une petite voiture sport. C’est-à-dire qu’elle souffre d’une absence d’espace de rangement qui se respecte, que son habitacle est réduit et que ses entrées/sorties se compliquent en raison d’une basse garde au sol. Et évidemment, en version décapotable, la vision latérale arrière est gênée par le toit lorsque celui-ci est remonté. Voilà donc le lot de la BMW Série 1 et, comme pour toute autre de son espèce, il ne faut pas trop lui en tenir rigueur.
Par contre, je lui reproche son manque de convivialité. Le maniement des sièges est sans doute le plus difficile de toute l’industrie. Idem pour les commandes. Imaginez : le dispositif de démarrage sans clé demande qu’on insère la télécommande dans le tableau de bord! La manÅ“uvre est bien inutile.
L’instinctif n’est donc pas au rendez-vous, à bord de la Série 1. À mon avis, il serait temps que BMW modernise l’ergonomie et le style de ses intérieurs, froids et obscurs.
Côté conduite, la direction est d’une précision et d’une réactivité jouissives. La même expression vaut pour la boîte manuelle, dont le levier passe les six vitesses avec une élasticité magique.
J’aimerais aussi dire que la suspension est un charme de fermeté, mais si un tel réglage est parfait pour les belles routes californiennes, sur nos routes défoncées, il est trop rigide et se traduit par un brasse-camarade désagréable.
Autre élément qui vient nuire à l’expérience : le prix. À partir de 33 900 $, elle se place en tête du peloton des autres petites de sa catégorie. Mais là où le bât blesse, c’est en matière d’équipement. Même dans la version la plus haut de gamme (Cabrio 135i à 47 200 $), les sièges électriques sont optionnels…!