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Kia Koup 2010: Un coup d'épée dans l'eau? Pourtant…

Des coupés d’entrée de gamme sur le marché, il n’y en a pas beaucoup. Il y a une raison pour cela : les ventes ne sont pas au rendez-vous. Et voilà que Kia se lance dans l’aventure avec la Koup, version deux portes de sa nouvelle berline Forte. Il s’agit du premier coupé de toute son histoire sur le marché nord-américain. Malheureusement, la Koup ne fera sans doute pas fureur et c’est bien dommage, parce qu’elle constitue pourtant un excellent rapport qualité-prix.

Pour nous présenter sa nouvelle Koup, Kia nous a fait virailler sur le circuit Icar à Mirabel. Premier constat : qu’elle soit livrée avec le quatre cylindres de 2,0 l (156 chevaux) ou de 2,4 l (à peine 10% plus puissant, à 173 chevaux), la Koup n’a pas la puissance nécessaire pour se targuer d’être une sportive.

Certes, sa tenue de route est solide, et ce, grâce à une suspension qui, sans être un modèle de fermeté, est quand même plus rigide que celle de la berline. Et malgré la poutre de torsion qui sert de suspension arrière, on sent peu de sautillements dans les cahots – bravo. En outre, la direction, une bonne vieille crémaillère, est précise et d’une bonne résistance, tandis que le freinage se montre convaincant grâce aux quatre disques ABS (fiou, pas de tambours ici!).

Les deux motorisations n’ont cependant pas leur place sur un circuit de course. Soit, la Koup en version de base est plus puissante que ses concurrentes, la Ford Focus coupé (140 chevaux), la Honda Civic coupé (140 chevaux) et la Chevolet Cobalt coupé (155 chevaux).

Mais même avec son «gros» moteur, elle n’a pas le punch des Honda Civic Si (197 chevaux), ni de la Cobalt SS (turbo 260 chevaux). Et si les reprises sont bonnes, l’énergie dans son ensemble manque néanmoins de profondeur. Pour briller sur la piste, ça prend plus d’émotion, plus de cojones que ça… Et pourquoi pas un turbo, M. Kia?

Là où elle brille, cette Koup, c’est sur la route : elle s’y présente comme une voiture posée, disciplinée et qui s’apprivoise facilement. Si facilement, qu’on en vient à oublier qu’on la conduit… La vision est bonne aux quatre coins et la petite silhouette se faufile sans souci dans la circulation dense. Tout au plus peut-on reprocher un bruit de vent et de pneus qui se fait insistant à haute vitesse.

Pour leur passage tout en souplesse, je préfère les boîtes manuelles (cinq rapports pour le «petit» moteur, six rapports pour le second) aux automatiques. Peut-être est-ce aussi parce que je garde en mémoire les ennuis que nous avons eus avec la boîte automatique de la Forte cet été (voir notre chronique du 13 juillet). Sinon, tant la boîte automatique à quatre rapports que celle à cinq rapports (selon le moteur) offrent le mode manuel, ce qui permet de mieux se jouer de la petite puissance.

Plus courte (50 mm) et moins haute (60 mm) que la berline Forte, la Koup deux portes perd en habitabilité pour ses passagers arrière, qui doivent composer avec pas mal moins d’espace aux têtes et aux jambes. Le dégagement est limite, mais c’est le lot d’à peu près tous les coupés. Par contre, la capacité du coffre a beau être réduite de 14 % versus la berline, c’est quand même 358 honorables litres qui s’offrent au chargement.

Grand atout
À bord, les commandes sont bien placées et faciles à utiliser, les matériaux sont bien assemblés et le coup d’Å“il est agréable. Le plus grand atout de la Kia Koup réside dans sa liste d’équipements : dur à battre, celle-là.

C’est que la version de base (LX) de la Forte n’est pas proposée en modèle deux portes, ce qui fait que l’on se retrouve avec une première variante EX (18 495 $) dotée de série du système de stabilité, du groupe électrique, de la climatisation, du Bluetooth (!), du régulateur de vitesse, des commandes audio au volant et des sièges chauffants.

La SX (21 495 $) ajoute entre autres les roues de 17 po, le toit ouvrant, la radio satellite et le revêtement de cuir. Dur à battre, disions-nous.

Est-ce dire que la Kia Koup tirera son épingle du jeu des coupés? Ça aussi, ça risque d’être difficile. Après tout, au Canada, seulement le tiers des Chevrolet Cobalt, 20 % des Honda Civic et moins de 6 % des Ford Focus s’écoulent en modèle «coup »…

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