Soutenez

Les artistes misent sur le web pour se faire connaître

L’époque où les musiciens comptaient uniquement sur les médias traditionnels (presse, radio, télévision) pour lancer leur carrière ou vendre des disques est révolue. Les médias sociaux, comme les populaires sites YouTube, Facebook, Twitter et My­Space, sont désormais les nouveaux outils promotionnels des artistes en quête d’un public.

À preuve, les chanteuses Lily Allen, Little Boots et, plus près de nous, CÅ“ur de pirate ont d’abord gagné le cÅ“ur des internautes avant de conquérir celui du grand public. «Aujourd’hui, un artiste n’a plus nécessairement besoin d’une équipe promotionnelle pour se faire connaître. Il lui suffit de diffuser sa musique sur MySpace et Facebook», explique Bruno Gugliel­minetti, réalisateur et chroniqueur techno à Radio-Canada.

Une simple présence sur le web ne suffit pas
Une simple présence sur le web ne saurait toutefois suffire; encore faut-il avoir quelque chose à offrir. «Ces sites ont une force phénoménale si les artistes les utilisent efficacement, pense Martin Véronneau, de Local9, une entreprise spécialisée dans la promotion de la musique. Ils donnent aux fans une proximité avec l’artiste qui n’existait pas auparavant.»

Les artistes peuvent ainsi partager des pièces de leur répertoire, des vidéos inédites et des photos de leur dernière tournée, mais aussi exprimer leurs états d’âme, interagir avec leurs fans et connaître presque instantanément leurs réactions. Ainsi, quelques minutes après avoir reçu le Félix de la Révélation de l’année, CÅ“ur de pirate, alias Pearlogs sur Twitter, «tweetait» ses remerciements à ses admirateurs par messagerie texte.

Sur Facebook, les membres du groupe Bonjour Brumaire répondent assidûment aux messages de leurs «amis», en plus de leur souhaiter bonne fête. Sébastien Lefebvre, le guitariste de la formation Simple Plan, offre quant à lui des vidéos de ses prestations solos sur son profil MySpace, qui a été visité près de 1 276 000 fois.

Un autre outil
Les médias sociaux font aussi partie intégrante des stratégies promotionnelles des maisons de disques et les représentants d’artistes. Les promoteurs s’assurent ainsi de la présence de leurs protégés sur Facebook, MySpace et YouTube, mais aussi sur les sites spécialisés tels que ReverbNation, Last.fm et imeem, en plus d’entretenir de bonnes relations avec certains blogueurs influents. Le répertoire des artistes doit également être en vente dans les boutiques numériques telles que iTunes, qui, à elles seules, génèrent 20 % des revenus de l’industrie du disque. «On doit être partout», affirme Pierre B. Gourde, responsable des relations de presse, stratégie et marketing numérique chez Indica Records, qui représente notamment les Trois Accords. «L’artiste doit être facilement repérable sur le web, et sa musique doit pouvoir être partagée et achetée en quelques clics à peine», explique-t-il.

Si les médias sociaux n’ont pas supplanté les médias traditionnels (rien ne vaut un passage à l’émission Tout le monde en parle pour vendre des disques), ils vont désormais de pair avec eux. Les internautes ont le pouvoir de propager des informations sur un artiste de façon virale, ce qui, en retour, peut attirer l’attention des médias traditionnels. «C’est le principe du bouche à oreille. Dès qu’il y a un « buzz » sur l’internet, les médias traditionnels s’y intéressent», résume Bruno Guglielminetti.

Les médias sociaux les plus populaires
– Selon le site Alexa, qui classe les sites web en fonction de leur achalandage, les médias sociaux comptent parmi les sites les plus utilisés à travers le monde.

– Facebook occupe la deuxième place des sites les plus populaires après Google; YouTube arrive au 4e rang, après Yahoo!; MySpace et Twitter occupent la 12e et la 15e position.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.