Un billet de blogue à plus de 10 000 pieds d’altitude
«Les fonctions de communication de vos appareils électroniques doivent demeurer éteintes en tout temps» annonce généralement un message enregistré lorsque l’on prend l’avion. Pourtant, le Wi-Fi n’est pas interdit à bord de tous les avions: il est même parfois encouragé! C’est du moins le cas dans mon vol US 924, à bord duquel j’écris et publie ces lignes, tout en gardant un oeil sur mes différents réseaux sociaux.
L’Internet est en effet offert dans les vols locaux de plusieurs compagnies aériennes américaines, grâce à la compagnie Gogo. Le prix est étonnamment abordable dans les circonstances: dans ce vol de Fort Myers à Chicago, 30 minutes d’accès coûte 3$, tandis que le vol complet coûte 4,95$.
Ceux qui en veulent un peu plus peuvent aussi prendre une passe pour la journée (14,95$) ou un abonnement mensuel (39,95$ ou 49,95$).
Considérant que les compagnies aériennes cherchent tout le temps des façons d’augmenter leurs revenus, je préfère franchement qu’ils le fassent de cette façon, en offrant un nouveau service, plutôt qu’en chargeant pour des choses qui étaient offertes gratuitement auparavant.
Ça fonctionne bien?
Je suis quand même plutôt satisfait du service jusqu’ici.
La connexion est évidemment assez lente, mais quand même convenable. Celle-ci devrait toutefois varier selon la quantité de personnes qui l’utilisent à bord de l’appareil. Il est bon de noter que pour économiser la bande passante, certains sites vidéo ne fonctionnent toutefois pas, comme HBO Go ou Netflix (je vais devoir attendre d’être au sol pour poursuivre House of Cards!). Les clips YouTube fonctionnent, par contre.
Notons que la connexion est accessible uniquement après le décollage, une fois que l’avion atteint 10 000 pieds d’altitude.
Et au Canada?
Air Canada offre également le Wi-Fi à bord de certains vols (deux seulement aux dernières nouvelles) en direction des États-Unis.
Pour l’instant, il s’agit d’un projet pilote, et la loi canadienne ne permet toujours pas l’utilisation d’une connexion Wi-Fi à bord des vols.
La situation pourrait toutefois changer rapidement. Gogo a d’ailleurs annoncé l’année dernière son intention de déployer son réseau au Canada également, signe que l’entreprise est plutôt confiante. Techniquement, il s’agit simplement d’un réseau 3G EV-DO, où les antennes cellulaires sont dirigées vers les airs plutôt que vers le sol comme c’est normalement le cas.
Même si les avantages d’une connexion Internet à bord des avions sont évidents, je dois toutefois avouer regretter un peu de perdre l’un des derniers endroits où l’on était forcé d’être complètement déconnecté.
Bien sûr, personne n’est obligé de prendre le service. Mais il est plus difficile de se justifier un mardi avant-midi de congé lorsque l’on peut travailler pour 5$ que lorsque c’est carrément impossible de le faire.
Pour en savoir plus sur l’Internet à bord des avions, je vous invite à lire ma chronique Une lueur d’espoir pour le Wi-Fi dans les avions, que j’avais publié en septembre dernier.