Le marché du cellulaire n'est pas saturé
Malgré la présence d’une multitude de fournisseurs tels Bell, Rogers et Telus, le vice-président de BMV Holdings, Brian O’Shaughnessy, ne croit pas que le marché cellulaire soit saturé au Canada.
En entretien avec Métro, les représentants de la compagnie torontoise derrière le Public Mobile ont affirmé que le champ est libre pour les produits bon marché. «Dans ce secteur, il n’y a aucune compétition comparativement au marché plus concurrentiel des cellulaires coûteux», est d’avis le chef de direction la direction de BMV Holdings, Alek Krstajic.
Sur les 30 pays les plus industrialisés au monde, en 2005, le Canada se situait à l’avant-dernier rang pour l’utilisation du cellulaire, selon une étude réalisée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). À la fin de 2007, les deux tiers des Canadiens âgés de 16 à 60 ans utilisaient un téléphone
cellulaire sur une base régulière, contre 90 % aux États-Unis, indique une étude de TNS, Canadian Facts. «La raison pour laquelle le Canada tire de l’arrière, c’est parce que les prix sont trop élevés, estime M. Krstajic. Dans un pays riche comme le Canada, la communication cellulaire devrait être un droit et non un privilège.»
Par rapport aux États-Unis, les Canadiens paient généralement plus cher pour des services équivalents. «Ce qui a permis une explosion de l’utilisation du cellulaire aux États-Unis, c’est l’arrivée des forfaits illimités abordables», affirme M. O’Shaughnessy.
En juillet 2008, BMV Holdings a été créée après l’acquisition d’une bande de fréquences de téléphonie cellulaire pour 52 M$. M. Krstajic, qui cumule les années d’expérience chez Rogers et chez Bell, a alors décidé de se joindre à l’entreprise. «J’avais une vision pour la téléphonie cellulaire, raconte-t-il. En plus, avec un prix aussi bas pour les fréquences, nos tarifs seront difficiles à battre.»