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Un guide de voyage pour le monde virtuel de Second Life

Christian Duperron, Métro

Le monde virtuel de Second Life continue de grandir et de se complexifier. Pour mieux s’y retrouver, Sean Percival a eu l’idée de créer ce qu’il considère être le premier guide de voyage pour Second Life. Il y présente une centaine de lieux parmi les plus intéressants.

Métro a discuté avec lui de ce monde où la télétransportation permet de se rendre n’importe où, de pratiquer toutes sortes d’activités et de faire bien des rencontres.

Qu’est-ce qui vous attire dans le monde de Second Life?
Les destinations qui sont créées par les utilisateurs. Je suis toujours impressionné de voir que des personnes peuvent construire des destinations de qualité pour que tout le monde en profite.

Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver…
Effectivement, car c’est un monde très vaste. C’est pourquoi le livre donne les emplacements précis. Si on décidait de marcher pour couvrir tout cet espace, ce serait l’équivalent de plusieurs centaines de miles. Et il y a beaucoup d’endroits de mauvaise qualité!

Qu’est-ce qui fait une bonne destination?
Ce qui fait passer un lieu à un niveau supérieur, c’est l’interactivité qu’on y trouve. Lorsqu’on peut danser ou voler, lorsqu’il y a une communauté dévouée pour faire vivre une expérience.

Plusieurs compagnies utilisent Second Life pour faire de la promotion, pourquoi avez-vous décidé de les ignorer?
J’avais fait un chapitre complet sur les compagnies présentes sur Second Life.
Le problème était que ces endroits n’étaient souvent que des publicités et n’étaient pas intéressants. De plus, alors que j’écrivais, plusieurs compagnies fermaient leur emplacement. Elles y étaient depuis environ un an et avaient eu la promotion qu’elles voulaient…

Pourquoi ces compagnies se retirent-elles ainsi?
Je crois que plusieurs ont considéré cela comme une expérience. C’était nouveau et elles se sentaient obligées d’en faire partie. Plusieurs n’ont fait que mettre en ligne un bâtiment sans communauté et c’était vide lorsqu’on s’y rendait. On a alors l’impression d’être dans une ville fantôme. Il n’y a que de la publicité, pas d’employés, pas de communauté, pas d’événement. Il devrait toujours y avoir des employés pour discuter avec les clients à propos des produits.

Ce monde n’est-il pas superficiel, n’est-il pas trop facile de mentir?
Je dis souvent à la blague que toutes les femmes y sont des supermodèles et que les hommes sont tous bien musclés! Beaucoup de personnes utilisent Second Life pour s’évader. Elles deviennent quelqu’un qu’elles ne peuvent peut-être pas être dans la réalité, et ça fait partie du fantasme de Second Life. Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose, mais ça aide bien des gens à avoir du plaisir, à faire des choses impossibles dans la vraie vie.

Second Life, In-World Travel Guide
www.landmarkisland.com

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