Techno

Pandora pourrait s'éteindre

Le service de radio à la carte Pandora
pourrait s’éteindre si les redevances versées aux auteurs-compositeurs
ne sont pas revues à la baisse.


La
Copyright Royalty Board et SoundExchange, les organismes respectivement
chargés de déterminer et de percevoir le montant des redevances versées
par les diffuseurs aux auteurs-compositeurs pourraient bien réduire au
silence le service de radio américain à la carte Pandora.

Créé en 2000, Pandora est l’une des webradios les plus populaires
avec son million d’auditeurs quotidiens. De plus, son application pour
le téléphone iPhone d’Apple est l’une des dix plus populaires et attire
40 000 nouveaux utilisateurs par jour.

Depuis 2007, devant l’absence d’un système de licence légale dans les autres pays, Pandora ne diffuse qu’aux États-Unis.

Selon les tarifs fixés par SoundExchange, Pandora devra lui verser 70%
des 25 millions de revenus qu’elle projette de gagner en 2008. Dans une
entrevue accordée samedi dernier au Washington Post, le fondateur de Pandora, Tim Westergren, avoue que si la situation ne s’améliore pas, il devra fermer boutique.

En 2006, les redevances des webradios ont été établies à 8/100 de
cent par chanson par auditeur, un tarif qui devrait s’établir à 19/100
de cent par chanson par auditeur d’ici 2010, le tarif de redevance le
plus élevé devant celui des radios traditionnelles et satellites.

L’avenir de Pandora est maintenant entre les mains du démocrate
Howard Berman de la Chambre des représentants des États-Unis mandaté
pour négocier avec SoundExchange le tarif des redevances des diffuseurs
Internet. Pandora devra en cas d’échec revoir son modèle d’affaire ou
s’éteindre.

Articles récents du même sujet