Le cellulaire encore montré du doigt
Une nouvelle étude de l’Université de l’Utah
démontre que les conducteurs sont davantage distraits par une
conversation téléphonique que par une conversation avec un passager.
Selon l’étude, publiée dans le Journal of Experimental Psychology,
les conversations au volant, même avec un dispositif «mains libres»,
réduisent les facultés du conducteur de la même manière que pourrait le
faire l’alcool ou l’âge avancé.
De plus, comparée à la conversation téléphonique, la conversation avec
un passager ne serait pas une si grande source de distraction. Le
passager apporterait au contraire de l’assistance au conducteur en
agissant à titre de copilote.
L’étude menée par l’Université de l’Utah sur des circuits virtuels
auprès de 96 adultes âgés entre 18 et 49 ans, a notamment démontré que
les conducteurs, en conversation mains libres, manquaient des sorties
ou dérivaient de leur trajectoire plus souvent que ne le faisaient les
conducteurs qui discutaient avec un passager, comme le démontre cette vidéo.
«Le passager ajoute une seconde vision et aide le conducteur à se
diriger, lui rappelant sa destination», a expliqué à l’agence Reuters
Dave Strayer de l’Université de l’Utah.
Rappelons qu’au Québec, seuls les dispositifs mains libres sont autorisés sur les routes depuis le 1er juillet 2008.