Craigslist à nouveau dans la mire de la justice
Un nouveau chapitre vient
de s’ouvrir dans l’histoire de la lutte de Craigslist contre ses
annonceurs de services illégaux. Alors qu’en mars dernier, le site de petites annonces annonçait l’atteinte de ses objectifs
face aux procédures qu’il avait mises en place pour éliminer les
activités illégales de ses petites annonces en terme d’activités
sexuelles, voilà que la Caroline du Sud somme Craigslist de retirer
rapidement certaines portions de l’édition de son site publiée dans cet
état. Ces nouvelles accusations ont toutefois rapidement été balayées
par le site qui se dit protégé par les lois fédérales.
Les
contenus pointés du doigt autoriseraient «la sollicitation à des fins
de prostitution et la diffusion de matériel pornographique» alors que
ce type d’activités est illégal dans cet état.
Selon ce que rapporte PC World,
le procureur général de la Caroline du Sud, Henry McMaster, aurait
communiqué cette demande par écrit au chef de la direction de
Craigslist, Jim Buckmaster. La lettre accuse également Craigslist de ne
pas se plier aux promesses faites en novembre dernier suite à l’entente conclue avec le National Center for Missing & Exploited Children (Centre National pour les enfants disparus et exploités), et les procureurs généraux de plus de 40 états.
Cette entente prévoit que tout internaute souhaitant placer une annonce
dans la catégorie «services érotiques» doit fournir un numéro de
téléphone valide et le numéro d’une carte de crédit qui sera facturée
pour le service.
Craiglist répond directement à l’accusation par l’entremise de son blogue.
Elle soutient que les lois fédérales en place font en sorte qu’aucune
accusation n’a lieu d’être portée et que c’est très bien ainsi. «Si les
opérateurs de sites [comme Graiglist] étaient obligés de vérifier
toutes les informations publiées par les internautes qui utilisent
leurs services sous peine d’être accusés au civil ou au criminel,
Internet perdrait une foule de ces sites d’échanges qui rendent la
toile si dynamique», peut-on lire sur le blogue.
Craigslist affirme avoir créé la section «services érotiques» à la
demande de ses internautes qui étaient tannés de voir des annonces
offrant les services d’escortes, de massages sensuels, de lignes,
danses, sites et autres services érotiques, mêlées aux annonces
régulières.
En terminant, soulignons d’autres récents démêlés de Craigslist avec la
justice. Le mois dernier, de graves accusations, dont une de meutre,
ont effectivement été portées contre un étudiant américain qui aurait
utilisé la section des services érotiques du site pour approcher ses
victimes.