Soutenez

Fat Princess s'amuse avec le poids et les kilos en trop

Peut-on rire des gros? Ou plutôt, peut-on rire de la grosseur? Sony pose la question dans un jeu téléchargeable paru il y a quelques jours pour la PlayStation 3.

Fat Princess oppose à la base deux camps dans un jeu de capture de drapeaux, dans un contexte à la fois enjoué et… sanglant (pensez Itchy et Scratchy). Mais au lieu du drapeau, c’est une princesse qu’on doit aller chercher dans la prison du château adverse pour la ramener dans le sien. Et le développeur a ajouté un élément de stratégie pour le moins original : afin de la rendre plus difficile à transporter, on pourra gaver la princesse de gâteau, ce qui lui fera prendre des kilos à vue d’Å“il.

Une partie de la blogosphère s’est enflammée et y a vu une image sexiste, voire misogyne. Le réseau américain Fox a tenté de soulever une controverse. Aurait-il été mieux d’avoir une princesse répondant aux standards de beauté médiatiques? Dans le jeu, la princesse ne grossit que lorsqu’on la gave et perd du poids dès qu’on cesse de la nourrir. Et s’il ne fallait voir cet aspect du jeu que pour ce qu’il est : une caricature?

Et le jeu?
Au-delà de son titre accrocheur, Fat Princess est un jeu d’action de stratégie simple à comprendre, mais qui recèle beaucoup de profondeur dans son exécution.

Cinq classes sont disponibles : guerrier, ranger, magicien, prêtre et ouvrier. Les quatre premières sont des classes combattantes, tandis que le rôle de l’ouvrier sera de recueillir des ressources pour permettre aux alliés de gagner en puissance ou d’apporter des améliorations au château. On change de classe comme on change de chapeau, littéralement.

Le jeu étant conçu pour permettre à 32 joueurs de s’opposer, le travail d’équipe sera récompensé : par exemple, un magicien et un ranger pourront attaquer des ennemis à distance, protégés par une rangée de guerriers, eux-mêmes renforcés par un prêtre qui les guérit à mesure qu’ils encaissent les dégâts. Le travail de l’ouvrier est plus solitaire, mais pas moins important, puisque des combattants améliorés auront le dessus sur leurs adversaires «normaux».

Plusieurs cartes sont offertes et permettront d’élaborer différentes stratégies. Il y a aussi quelques variantes, dont un jeu de soccer médiéval où tout est permis.

Accessible, coloré, amusant et à prix raisonnable, Fat Princess est un divertissement qui saura faire rire gras… ou jaune.

Fat Princess (PS3)
1 joueur (2-32 en ligne)
Coté T (13 ans)
14,99 $

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.